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 Isaac Justin

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Isaac Justin

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Messages : 13

Feuille de personnage
Magie:
10/100  (10/100)
Métier : Noble

MessageSujet: Isaac Justin    Jeu 6 Sep - 20:36



~ Description Physique ~

    Comment se décrire quand on ne peut se voir ?
    Comment se décrire quand vos yeux n'ont jamais su vous montrer votre reflet dans un miroir ?
    Comment se décrire enfin quand votre monde se résume au noir
    et qu'aucune couleur n'a jamais daigné éclairer
    ce monde sombre qu'a toujours été le vôtre, aveuglé ?

    Si Isaac devait se décrire, tout ce qu'il saurait vous dire, c'est qu'il est d'allure plutôt fluette pour un garçon. Il lui a semblé être de grande taille, mais d'ossature très fine, en témoignent ses mains, que certains décrivent comme élégantes, mais bien loin des mains trapues qu'il a pu serrer de certains autres hommes selon lui. Il a la vague impression que pour un garçon il paye peu de mine, trop menu, trop svelte, plus d'os que de muscles, peinant à soulever d'ailleurs une épée, la seule fois où il s'y est essayé. D'ailleurs tenir une épée pour quoi faire ? Son allure de grand déguingandé lui donne toutefois un certain charme dont il n'a pas réellement conscience, une allure efféminée qui semble plaire à certaine gente, charme d'autant plus renforcé quand il prend la peine de réellement se redresser, de relever fièrement la tête et de s'habiller autrement qu'en simple sous-tunique à demi ouverte et pantalon. Dans ces rares moments où sa haute et longiligne stature s'impose à vous, rehaussée de vêtements et autres atours dignes du lieu où il a été accueilli, tout son charisme se dévoile vous montrant un homme ayant un certain potentiel quand il s'en donne la peine. Il est certes très loin du grand soldat, n'ayant jamais fait de réels exercices physiques aptes à lui développer la carrure guerrière dont le garçon qu'il était a parfois rêvé, mais sans être un Apollon il est loin d'être aussi laid et indésirable au regard qu'il peut croire l'être. Notons toutefois que physiquement, il peut paraître plus âgé qu'il ne l'est vraiment.

    Il décrirait son visage comme étant fin également, trop fin encore une fois selon lui, un visage aux hautes pommettes sayantes, au menton droit et fier, au nez légèrement aquilin sans être trop prononcé... encadré de longs cheveux qu'on lui a décrits noir de jais (même si pour lui cette notion de noir, ou la notion même de couleur quelqu'elle soit, est plus qu'inimaginable). Ces cheveux sont si noirs qu'ils en font ressortir plus encore la pâleur, presque maladive, de sa peau, d'une blancheur extrême qui pourrait lui faire faire concurrence aux vieux mythes des fantômes. Blancheur d'ailleurs accrue par son côté presque imberbe, ce qui est en fait loin d'être réellement le cas, mais qui est seulement dû à la méticulosité qu'il met à se raser consciencieusement chaque matin. D'ailleurs preuve formelle qu'il est loin d'être totalement imberbe en est son torse dessiné d'une très fine ligne de poils, dont il laisse parfois le haut à découvert, quand la flemme de lacer sa sous-tunique jusqu'en haut lui prend, ce qui est souvent le cas quand il ne sort pas. Sachant qu'il sort très peu souvent... Tout ceci lui donne ainsi un air presque maladif et négligé donc, qui est d'autant plus renforcé par l'étrangeté de son regard.

    Oui étrangeté. Voilà souvent comment on lui a décrit ses yeux, alors que lui-même n'a jamais pu les contempler d'une quelconque façon. Etrangeté a été le mot qu'il a le plus souvent entendu alors, jusqu'à ce que le silence le remplace ensuite, quand les gens comprennent soudain qu'il est en fait aveugle. Etrangeté que sont ses yeux donc, des yeux d'un bleu azur, bleu pâle presque blanchâtre, qui savent vous fixer droit dans les yeux, et qui pourtant ne vous voient pas eux-mêmes. Car oui Isaac est aveugle, aveugle de naissance. Il sait donner le change aux personnes ne le connaissant pas et dans un environnement qu'il connait assez bien : il saurait être capable, quand il le veut, de jouer le jeu et de tourner ses yeux pâles vers vous quand vous lui parlez, quitte à vous mettre mal à l'aise, ses parents ayant pris soin de lui apprendre à "regarder" son interlocuteur, il saurait également se déplacer dans une pièce qu'il connaît bien sans autres repères que ceux qu'il a savamment mémorisés à pas comptés, il saurait également toucher la personne en face de lui en visant assez juste, se guidant à la voix de l'autre, aux bruits qui l'entourent, au vent ne lui parvenant plus quand vous lui faîtes barrage, et à tout ce genre de petits détails superflus pour vous mais si primordiaux pour lui. Oui, ces yeux étranges ne voient pas, n'ont jamais vu et ne verront jamais, mais sauront peut-être vous surprendre à vous fixer soudain sans que vous ne vous y attendiez, même si ce regard au final ne sait que renvoyer le vide...




~ Description Psychologique ~

    Vous, moi, vos émotions, les miennes,
    Tout n'est que flou dans mon esprit qui tangue sans cesse,
    Tout n'est qu'imbroglio en moi quand vos sens m'opressent,
    Vous, moi, quelle différence au fond quand tout s'emmêle ?

    Pour comprendre qui est Isaac Justin et son état d'esprit, il faut avant toute chose comprendre et connaître ce qu'il est. Ce qui pourrait se résumer quasiment en un mot : Empathe. Un mot si simple et pourtant si compliqué au final, vous dirait-il. Un don lui disaient certains, ignorants qu'ils étaient selon lui. Une malédiction aurait-il envie de rétorquer. Oui, malédiction. Comme si être aveugle physiquement n'aurait pas suffi, il avait fallu qu'il soit, comme pour compenser, voyant psychologiquement, comme il aime le décrire parfois. Mais loin de compenser son premier handicap, cela l'entrave et le reclut plus encore.. Non. Cela l'oppresse pour être exact.

    Oui, oppressé. Oppressé par vous, vos émotions, vos ressentis... Vous, lui, tout ceci parfois ne font plus qu'un en lui de manière si... oppressante... Car oui il ressent vos sentiments. Tous vos sentiments. De façon parfois si puissante qu'il ne sait plus démêler les siens propres des vôtres.

    Plus aucune frontière, plus aucune barrière.

    Vous et lui ne forment alors plus qu'un dans son esprit quand l'empathie est à son paroxysme. Ce don, malédiction, est puissant et l'étouffe, lui faisant ressentir les sentiments (et non les pensées) des personnes l'entourant. Heureusement pour lui, ce don semble avoir une certaine limite, un certain périmètre déjà, même si ce fameux périmètre semble avoir grandi avec le temps, lui faisant ressentir les émotions de personnes plus éloignées encore que lorsqu'il n'était qu'un enfant... Certains objets, comme les murs et les portes bien épaisses surtout, semblent parvenir à réduire ce périmètre ou du moins l'intensité de ses perceptions. Il ne sait pas non plus encore localiser les sentiments dans l'espace physique ni réellement définir à qui ils appartiennent par ce seul moyen (sauf si bien sûr il est seul avec la personne dans une pièce par exemple, les sentiments de cette personne ressortant du flou d'émotions autres qui pourraient vaguement lui parvenir par ailleurs). Peut-être s'il apprenait à mieux maitriser ce don arriverait-il à localiser à qui appartient ces sentiments, à définir du moins une direction ou autre, et ainsi se guider et voir en quelque sorte les gens par ce don ? Il n'a encore jamais cherché à développer ce potentiel, n'arrivant pas, pour le moment, à sortir du flou émotionnel qui l'envahit et le paralyse à ces moments-là pour en tirer un quelconque parti.

    Ce don prend toutefois toute son ampleur quand on le touche, le décuplant. Un simple toucher et il aura très fortement l'impression de plonger dans votre monde, vos émotions, de devenir vous, ou plutôt de ressentir vous, et ce avec une grande précision. C'est à ces moments là que toute frontière semble bannie entre vous et lui, à l'en rendre presque fou, à l'en faire oublier qui il est, ce qu'il ressent ou pense lui-même. Il lui arrive souvent lors de ces contacts, de perdre toutes ses propres perceptions, de se perdre lui-même dans ces vagues de sensation, de ne plus parvenir à faire la part des choses entre l'autre et lui... A tel point qu'à ces moments-là, il peut sembler devenir une toute autre personne, se mettre à parler ou à agir d'une façon inopinée pour lui.


    Une fois le fonctionnement de ce don compris, tout est dit, tout en découle. L'incapacité à maîtriser son empathie a fait de lui un garçon introverti, renfermé, associal. Il déteste qu'on le touche, et pour cause ! Ce qui est particulièrement délicat, son handicap physique l'obligeant parfois, trop souvent à son grand damne, au toucher pour se guider... pour "voir"... Ne plus toucher serait se couper du monde et des autres... Une solution à sa folle malédiction, possiblement, mais une solution qui a un prix. Le prix, sa solitude, son amertume, son désespoir. Il en est venu à détester ce don, et à se détester lui-même presque. Il aurait tout donné pour ne plus ressentir les gens. Tout. Même un autre sens, pourtant si primordial pour lui, si cela avait pu être synonyme de libération par ailleurs. Mais visiblement personne ne semble entendre ses prières, âpres, dans la noirceur de son monde, et il se doit de vivre avec. De vivre empathe. De survivre plutôt, être inutile qu'il est devenu selon lui. Inutilité. Mot cruel dans ce monde qu'est Etelka où tout le monde contribue d'une façon ou d'une autre à la vie de la cité et de la communauté. Tout le monde, sauf... lui. Lui, l'Aveugle, comme on l'appelle parfois dans les rues. Lui, l'Empathe. Lui, Inutile. Inutile vie qu'est la sienne, semble-t-il penser parfois.

    Nul besoin d'expliquer alors son comportement parfois exécrable envers certains proches, qui, même s'il leur est intérieurement extrêmement reconnaissant pour l'avoir recueilli, se voient parfois offrir des réponses teintées d'un cynisme désespérant non dénuées de légers sarcasmes aux poisons amers. Quand il daigne répondre et quand il ne se renferme pas comme une huître dans son désespoir sans fond et sa déprime désolante. Nul éclat toutefois. D'apparence, il vous semblera toujours calme, presque éteint, ou plutôt ailleurs, ses traits ne montreront jamais la crispation de la colère et jamais vous ne le verrez casser quoique ce soit sous l'effet d'une fureur subite. Non, jamais, du moins quand il est maître de lui-même et conscient de ses propres émotions et sentiments. Ses mots, même ses sarcasmes ou ses réponses parfois acerbes, seront toujours prononcés d'un ton presque égal, froid, glacial, d'un calme olympien, comme si rien ne pourrait briser la glace qui veut entourer sa voix grave. Mais si d'apparence, il semble calme, parfois éteint, en son for intérieur, il boue, il trépigne, il déprime. Il désespère. Il pleure. Comme une lave en fusion qui n'attend que son moment pour faire, enfin, irruption. Pour le pire... ou le meilleur ?

    Si seulement il pouvait faire quelque chose pour se rendre utile. Si seulement son don pouvait être utile... Si seulement...


    Dîtes-moi vos émotions et je vous dirais qui vous êtes....



~ Histoire ~

    En cet hiver, jamais il ne vit le jour.
    A la nuit condamnés, jamais ses yeux
    ne purent voir de sa mère le sourire radieux,
    Mais déjà en son sein, il put sentir palpiter son amour.



    Ce fut en un froid hiver, qu'Isaac vint agrandir la petite famille Justin, faisant ainsi le bonheur de ses parents, Rolland et Marie. Rares étaient les couples mariés par amour, et le couple Justin ne dérogeait pas à la règle. Mais loin de faire de leur union une épreuve forcée, Rolland et Marie se trouvèrent nombre de points communs et apprirent à tisser de réels liens d'affection entre eux deux. Entre eux trois dès lors que le petit Isaac vint combler leur vie quotidienne de ses cris de joie et de ses pleurs de petit enfant.

    Tous deux étaient sorciers, dotés chacun d'un don unique, la télépathie pour Rolland et le contrôle du feu pour Marie. Si du côté de Rolland, ce dernier avait toujours connu son don, ce côté sorcier étant connu de génération en génération dans sa famille, secret savamment gardé des siècles durant, malgré les disputes que leurs dons magiques pouvaient parfois engendrer au sein de cette vieille famille, pour Marie, ce fut une toute autre histoire. Elle se connaissait un don, don dont elle avait pris connaissance lors d'un malencontreux accident, heureusement sans autre incidence. Mais sa propre famille ne s'en était jamais douté, celle-ci ayant préféré se taire, de peur d'être rejetée, et surtout de peur de devenir l'objet de la nouvelle montée en puissance de l'Inquisition. Quelle fut donc sa surprise quand elle apprit que son mari, choisi pourtant par ses parents par mariage arrangé, en était un aussi.... Si au début, la méfiance fut de mise de la part de Marie, finalement le couple en prit son parti, apprit à se connaitre et bien plus encore, et le secret que les Justin avaient si longtemps gardé jusque-là ne fit que s'agrandir, chéri, dans le coeur des deux nouveaux amants. Nul doute que leur enfant allait lui aussi être doté d'un don. Et l'impatience de savoir de quel don il allait s'agir se fit de plus en plus sentir alors que le premier cri du petit garçon venait tout juste de résonner dans leur humble maison.

    Toutefois ce bonheur et cette impatience furent légèrement ternis lorsque le garçon ouvrit enfin les yeux. Des yeux d'une pâleur inquiétante, d'un bleu pâle presque blanchâtre, d'un bleu azur opalescent qui semblait ne rien voir. Des yeux qui ne virent pas les deux parents, qui ne virent pas leur sourire s'évanouir momentanément à cette constatation, qui ne virent pas l'inquiétude se dessiner sur leur visage. Des yeux qui jamais ne connaîtraient la couleur du soleil, la beauté d'un visage heureux... ou la laideur de la misère de ce monde. Aveugle. Leur fils était aveugle. Si ce fut un choc, bien vite toutefois les deux parents prièrent pour avoir la force d'apprendre à leur fils à être aussi autonome que possible, et le chérirent plus encore qu'à sa naissance. Son don, très certainement, permettrait de compenser cet handicap, espérèrent-ils. Sans savoir que ce don s'était déjà manifesté et que le petit garçon avait suivi, inconsciemment, toute la palette d'émotions de ses parents depuis qu'ils le prenaient dans leurs bras....

    Si Isaac ressentit pour un temps le désarroi de ses parents, ce ne fut que fugace et bien vite il fut de nouveau happé par l'amour de ceux-ci, le bonheur rayonnant de sa mère, qui le serrait dans ses bras comme s'il était la huitième merveille du monde. Il fut alors le plus heureux des enfants, durant ses toutes premières années. Son don, qui s'était révélé dès sa naissance avec une force impressionnante, grandit peu à peu, et quand il fallait jusque-là le toucher pour que les émotions des autres l'envahissent et qu'il les prenne pour siennes, il suffit bien vite qu'il soit simplement dans la même pièce que d'autres personnes pour qu'il capte leurs ressentis. D'abord de façon floue, simples fumets flottant dans l'air d'une vague sensation, se faisant au fil du temps de plus en plus tenace, et de plus en plus prenante. Il avait six ans alors quand les émotions et sentiments des autres personnes se tenant à moins de cinq mètres de lui se révèlent aussi clairs que des paroles ou que l'éclat pur de l'eau tombant du puits. Il avait toujours vécu dans un monde tout de noir teinté, où les couleurs n'avaient aucun sens, mais un monde plein de bruits, d'odeurs... et de toucher. Un toucher qui bien vite le gêna, tant ce toucher était synonyme de sentiments trop forts et trop frappants. Seul le toucher de ses parents ne le gênait pas... pas encore.

    Ceux-ci s'inquiétèrent toutefois. Si au début ils crurent qu'aucun don ne se manifesterait alors et qu'étrangement leur fils, pourtant enfant de deux parents dotés de magie, échapperait à leur don ou malédiction, ils comprirent bien vite que le don qui touchait Isaac était... déroutant, étrange, et difficilement compréhensible. Rolland, télépathe lui-même, comprit toutefois qu'il devait s'agir, tout comme lui, d'un don de l'esprit. Ce ne fut que lorsque l'enfant leur demanda, à plusieurs reprises le pourquoi du comment de tel ou tel sentiment, sentiment pourtant bien caché, voire quasiment ignoré de la personne concernée, qu'ils comprirent. Empathe. Leur enfant était empathe. Un deuxième handicap potentiel pour lui, l'Aveugle, comme l'avait dénommé déjà les enfants du petit quartier où ils vivaient alors. Empathe et Aveugle. Mais une fois encore, ils décidèrent de tout faire pour rendre leur fils capable de surmonter cette deuxième épreuve. Et ils auraient pu réussir... Si...

    Bonheur fugace, tu es si éphémère
    Tu étais si pur, si fort, tu ne pouvais durer
    Quand les mots sorcellerie et Inquisition s'en sont mêlés,
    A leur porte la Faucheuse frappa, emportant une mère

    Si en cette même septième année de sa petite vie, un malheur ne vint frapper la petite famille. Aucun d'eux ne comprirent comment ni pourquoi, et furent sous le choc quand des soldats de l'Inquisition vinrent chercher Marie. Vite condamnée, vite exécutée. Brûlée en place publique. Tuée par son propre don, pensa Rolland, alors qu'il serrait, sans réellement s'en rendre compte, son fils dans ses bras, en voyant sa femme rendre son dernier soupir après de nombreuses minutes à avoir crié de supplice sous les flammes qui la dévoraient. Isaac assista à tout. Ils étaient si bien placés qu'il sentit la détresse, la peur et le désespoir de sa mère. Sa souffrance aussi. Et la souffrance de son père.

    Le don devenu malédiction
    Ancra en son coeur un chagrin sans nom
    Peine et Désespoir étouffèrent
    L'amour pourtant si fort d'un père

    Une souffrance qui fut sienne, si intense, si dévorante, que le petit garçon en perdit connaissance, glissant quasiment aux pieds de son père éploré, qui le prit alors dans ses bras et l'emmena loin du lieu de leur malheur. Loin de leur torture. Loin de l'Inquisition. Loin...

    Cruel est le désarroi d'un enfant pleurant dans sa nuit
    Il ne vit jamais le monde, mais il en sentit la sombre folie

    Mais si Rolland pensait pouvoir échapper, lui et son fils, à sa douleur, et à ce monde de folie qui les montrait dès lors du doigt, leur secret jusqu'alors si savamment gardé visiblement éventé, s'il pensait pouvoir échapper à ce monde qui les menaçait directement pour leur don soit-disant maudit, son fils ne put échapper à la tristesse sans nom de son père. C'est avec un fils pleurant toutes les larmes de son corps, des larmes qui n'étaient d'ailleurs pas seulement les siennes, mais aussi celles que son père n'arrivait pas à verser lui-même, que Rolland partit donc une nuit. Fuyant. Aussi vite qu'il le pouvait. Pour les sauver. Pour LE sauver. Lui-même doutait pouvoir être sauvé, son coeur était déchiré. Mais son fils... Son fils devait être sauvé.

    Fuite effrénée pour leur vie
    Gardant secret leur don honni,

    Il ne savait comment, ni où aller, mais il devait partir. C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent sur les routes, errant de villages en villages, évitant soigneusement les grandes villes ou les grandes seigneuries, évitant toute attroupement armé, vivant tantôt de mendicité, tantôt des petits travaux que Rolland parvenait à trouver sur leur route. Rolland ne sut jamais comment il trouva la force de continuer d'avancer, de fuir. Sans doute la seule pensée de mettre son fils à l'abri parvint à le tirer de la torpeur dans laquelle son chagrin semblait vouloir le plonger. Son fils toutefois semblait sombrer de plus en plus. Si son père se doutait de la cause de la déprime qui enracinait l'enfant dans ce lourd silence, il se tut toutefois. Se sentant coupable, mais incapable de lutter contre ses propres sentiments. Des sentiments qui menaçaient de tuer son enfant, mais des sentiments si forts qu'il ne parvenait à les vaincre et les chasser loin de lui. Loin d'eux. Tout ce qu'il pouvait faire c'était fuir. Il ne savait où, mais fuir....

    Peu à peu une rumeur monta jusqu'à eux. La rumeur concernant une ville, un lieu, où les leurs avaient trouvé refuge. Un lieu où ils ne seraient pas montrés du doigt, un lieu où ils ne risqueraient pas le bûcher pour un don qu'ils n'avaient pas demandé, et que la nature leur avait offert, un lieu où ils pourraient vivre. Survivre dans son cas. Survivre pour son fils. Oui, il devait trouver ce refuge, ce lieu. Pour son fils, pour Isaac, l'Aveugle, l'Empathe, qui, s'il partait, n'aurait plus personne et serait à la merci de l'Inquisition ou de la Folie. Ce lieu n'avait pas encore de nom, un nom qu'on leur taisait, par peur ou il ne savait quoi. Et pourtant, il ne savait comment, Rolland semblait connaître ce nom. Ce nom qui semblait vouloir résonner en lui comme un lointain écho, mais dont il n'arrivait pas encore à entendre le son. Un nom qui l'appelait. Et le guidait. Personne ne semblait pouvoir réellement indiquer comment s'y rendre. Les seules réponses qu'il obtint furent : "tu le trouveras toi-même, suis ton instinct. Suis ton don. Fais confiance à la magie, et la magie te guidera."

    L'enfant et le père en silence errent
    Cherchant refuge qu'enfin ils trouvèrent

    Il se laissa donc guider. Et après trois années à errer, ils trouvèrent. Et le nom résonna clairement : Etelka. Etelka qui leur ouvrit les bras. Etelka qui les accueillit. Leur offrant un refuge, un abri. Leur offrant une paix. Le droit de vivre. Le droit de vivre avec leur don. Isaac avait dix ans alors, et était devenu un enfant bien calme, bien sage. Trop calme selon l'avis de son père. L'enfant parlait peu, toujours d'une voix posée, calme, jamais un ton montant plus haut que l'autre. Une voix qui semblait parfois venir d'ailleurs, comme si l'esprit de l'enfant était en fait véritablement ailleurs. Sans doute avec les sentiments des autres qui l'envahissaient de plus en plus. Sans doute le don s'était-il développé encore, pensa le père, mais jamais il ne sut comment ni à quel point. Jamais Isaac ne parla de ce qu'il considérait comme une malédiction. Jamais il ne parla de sa propre détresse. De sa propre peur, de la tétanie qui le paralysait à l'idée d'encore ressentir les autres. Encore, et encore, et encore....

    Deux années passèrent ainsi, son père mettant son don de forgeron au service de la petite communauté grandissante. Ils assistèrent à la mise en place de la Monarchie, son père se sentant même honoré d'avoir pu "voter", d'avoir pu, en quelque sorte, choisir leur nouveau monarque. la petite ville en avait bien besoin. Ils devenaient trop nombreux, pensait Rolland, et s'ils ne voulaient pas voir le chaos les envahir et les détruire, il fallait instaurer un certain système de fonctionnement. Et celui proposé lui convenait parfaitement. L'homme qu'ils avaient choisi, un érudit, un homme sage et instruit visiblement, semblait capable de les mener et de diriger la cité de façon honrable et juste. Du moins il l'espérait. L'espoir...

    L'espoir était tout ce qui lui restait. Oui, tout ce qui lui restait alors que ses forces déclinaient, que sa vie semblait vouloir fuir peu à peu son corps fatigué et éprouvé par le temps et le chagrin. Il sentait qu'un mal le rongeait depuis quelques temps. Il avait lutté, et aurait voulu lutter encore, mais il sentait que la vie le fuyait. L'espoir était donc tout ce qui lui restait, alors qu'il ne parvenait plus à se lever en ce sombre matin d'hiver. Le même matin d'hiver qui avait vu la naissance de son fils il y a douze ans, songea-t-il, une larme perlant enfin au coin de son oeil, tandis que la main de son fils venait de serrer la sienne en un doux silence. L'espoir oui, voilà tout ce qui lui restait. L'espoir que ce monarque serait digne de ses espoirs, l'espoir que son fils se sortirait de ses sombres sentiments, qu'il dépasserait ses handicaps, qu'il apprendrait à aimer et maîtriser son don, qu'il trouverait sa place et son droit de vivre, de véritablement vivre, dans cette nouvelle cité qui se dessinait. Oui, espoir, fut sa dernière pensée, alors qu'il murmura à son fils dans un dernier souffle :

    - Vis, mon fils. Vis et espère.

    Mais Dame Faucheuse a encore frappé
    Cette fois en paix, le père s'en est allé

    Espère... Isaac ne voyait pas comment il pouvait espérer quoique ce soit ce monde qui lui avait pris sa mère, et qui lui prenait son père. Il ne voyait pas comment, lui, l'Aveugle, pseudonyme infecte qui l'avait suivi jusqu'ici, pourvait espérer quoique ce soit. Et après avoir eu toutes ces années durant la conscience perpétuelle de la douleur de la mort de sa mère, ce fut celle de son père qui la remplaça dans son coeur alors empli de désespoir.

    Douze ans. Douze ans, il ne savait rien faire, ne savait que se morfondre dans les désespérants sentiments des autres et dans les siens, plus déprimants encore. Douze ans, et il se retrouva à assister, impuissant, guidé par une main inconnue sur son épaule, main dont il ne se souviendrait que des sentiments, à l'enterrement de son père. Il ne sut pourquoi, mais on le raccompagna dans la petite maisonnée que son père et lui avaient occupée. Jamais personne ne l'en y chassa. Jamais il ne tenta d'en sortir vraiment, s'isolant des autres, s'isolant avec lui-même, enfin maître de ses sentiments à lui, enfin libéré de ceux des autres la majeure partie du temps, les murs épais de la maison semblant faire comme un rempart au brouhaha d'émotions qu'était dehors. Il ne sut jamais qui, ni comment, ni pourquoi, mais régulièrement quelqu'un venait lui apporter à manger sur le pas de la porte. On cognait, il ouvrait, personne ne parlait, un panier l'attendait, mais plus personne n'était devant sa porte quand il prenait le panier. Cela lui convenait finalement plutôt bien. Jusqu'au jour...

    Jusqu'au jour, maudit ou béni, il n'aurait su dire encore, où une prêtresse vint cogner à sa porte, escortée de deux preux chevaliers. Quand elle entra, il fut envahi d'émotions et de sentiments brouillon, confus, un mélange sans doute de leurs sentiments à eux trois qui envahissaient soudain son espace, son refuge, son abri. Il sentit sa respiration se bloquer alors qu'il tentait, à tâtons, de s'éloigner d'elle, d'eux, et qu'il buta contre le mur le plus éloigné du petit groupe. Mais cela n'atténua que peu son impression subite d'étouffer sous cette soudaine emprise de sentiments. Une emprise dont il n'avait quasiment plus l'habitude. Une emprise qui allait le rendre fou, pensa-t-il fugacement, alors qu'il entendit, de façon lointaine, la prêtresse ordonner aux deux autres hommes de sortir. La pression diminua. Et surtout se fit plus douce. Inquiète, mais... douce, chaleureuse, sincère, compatissante. Compréhensive. Elle voulait l'aider, disait-elle. Elle ne savait pas comment, pas encore, mais elle voulait l'aider. Elle lui proposait de la suivre. Aucun mal ne lui serait fait, disait-elle. Elle voulait juste lui offrir un abri. Des gens sur qui compter. De l'aide. Et plus encore, s'il acceptait, disait-elle.

    "Vis. Et Espère", entendit-il presque son père murmurer à travers les brumes de son esprit.

    Espoir ? Lui offrait-elle un espoir ? Et si oui, lequel ? Il préféra ne pas lui poser la question, trop apeuré de la réponse qu'elle pourrait lui offrir. Et sans doute ne savait-elle pas elle-même quel espoir exactement lui promettre. N'avait-elle pas dit qu'elle ne savait pas exactement comment elle pourrait l'aider ? Que lui voulait-elle ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui, l'Aveugle ? Rien, disait-elle. Elle ne voulait rien de lui. Et si elle avait choisi de l'aider lui, c'est parce qu'elle avait entendu sa détresse, et qu'elle ne pouvait pas laisser un enfant dans la détresse. Un enfant ? Etait-il encore un enfant ? Et comment l'avait-elle entendu ? Elle disait que c'était son don. Qu'elle voulait juste l'aider. Elle était sincère, il le sentait. Elle était véritablement inquiète. Il y eut un moment de silence. Il réfléchissait. Elle le laissa à son silence, à ses réflexions, attendant patiemment. La pression qu'elle exerçait sur lui, que ses sentiments à elle exercaient sur lui, était douce, calme, sereine. Juste attentive. Juste... juste ce qu'il n'avait plus ressenti depuis longtemps. Si longtemps. Il accepta donc. Du bout des lèvres, mais il accepta, bien qu'incertain. Apeuré, intimidié, peu confiant. Mais qu'avait-il à perdre au final ? Pas grand chose en fait. Si ce n'est des souvenirs malheureux qui le happaient dans une lente folie douce. Non, vraiment, il n'avait rien à perdre.

    Laissant l'enfant aveugle, seul avec lui-même
    Jusqu'à ce qu'une belle âme avec elle l'emmene.

    C'est ainsi qu'il se retrouva à vivre avec elle, en haut d'une haute tour du palais de sa Seigneurie. Il y vécut ces cinq dernières années, se relevant doucement, avec peine, et pas encore tout à fait il devait l'avouer, de ces cinq autres années à fuir et à subir la peine rongeante de son père. Lirya, comme s'appelait la prêtresse qui l'avait ainsi recueilli, devint une sorte d'amie, presque confidente, même s'il était loin de véritablement tout lui livrer. Il restait renfermé, peu enclin à tout contact, pas même avec elle, se contentant du strict nécessaire, quand elle devait lui montrer quelque chose, lui faire "voir" quelque chose. Il se sentait parfois ingrat quand son amertume perçait dans ses propos et qu'il lui offrait comme toute réponse une réplique un peu glaciale et acerbe. Pas forcément méchante ni blessante, mais qui semblait vouloir clairement mettre des distances. Quand la pression était trop forte, quand il "ressentait" trop d'elle... et des autres... Pas tout à fait reclus, comme il avait pu l'être passé ses dix ans, il sortait toutefois bien peu encore, l'extérieur, et les autres surtout, lui faisant toujours peur. Il avait pourtant dix-sept ans maintenant, même s'il avait eu bien peu conscience des années passant, renfermé qu'il était. Dix-sept ans. Et il était toujours un poids, inutile, aux pieds de la prêtresse.

    Paix et bonheur elle veut lui offrir,
    mais le don en lui ne cesse de grandir
    le hantant de sentiments qui ne sont pas sien
    le rendant amer et apeuré, il refuse toute main

    Il ne se lia, de façon distante et méfiante, qu'à une seule autre personne, prêtresse également. Aethelbald la Juste qui étrangement semblait s'intéresser à lui. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Il ne se sentait en tout cas pas en danger en sa présence. Curiosité, intérêt réel pour lui et non pour se servir de lui, envie de l'aider, la même envie de l'aider qu'il avait ressentie chez Lirya d'ailleurs, voilà ce qu'il ressentait quand il était avec elle. Rien qui ne le mettait en danger. Rien qui ne l’oppressât non plus. Rien qui ne rende donc sa présence intolérable.

    Il ne pouvait toutefois continuer ainsi, pensait-il. Un poids... Il ne pouvait continuer à rester inutile, à vivoter de la sorte, à se morfondre inutilement. En Etelka, tout le monde se rendait utile, d'une façon ou d'une autre, à la communauté. Il aurait bientôt dix-huit ans... d'ici peu. Lui aussi devait se trouver... une utilité... quelqu'elle soit. Ce sentiment commençait à le ronger, insidieusement, de l'intérieur, même s'il en parlait peu. Depuis quelques temps, il en devenait de plus en plus exécrable, se sentant de plus en plus coupable au fil de ses répliques teintées d'amertume et surtout de craintes acerbes. Un ultimatum. Il venait de se poser depuis peu un ultimatum.

    Son dix-huitième anniversaire serait le dernier carat pour celui-ci. Et se trouver une utilité, quelqu'elle soit, serait son but. Si à cette échéance son but n'était pas atteint ? Il disparaitrait. Il se ferait disparaitre... D'une manière ou d'une autre.. Ultimatum donc. Un tic tac qui résonnait à lui de plus en plus fort, de plus en plus insistant...

    Inutle il se sent
    Futile la vie lui semble
    Ultimatum alors il se donne
    Tic tac en lui dès lors résonne...

    Qu'arrivera-t-il donc quand le tic tac prendra fin ? S'il sait lire vos sentiments, il ne sait lire l'avenir....



~ Spécialités ~

    Isaac n'a aucune compétence de combat.

    Sa compétence magique est son empathie, dont le fonctionnement a été décrit plus haut. Pour résumer :
    - il peut lire les sentiments des personnes l'entourant (mais pas leurs pensés !)
    - ce don a des limites :
    -> un certain périmètre, de plus en plus important toutefois avec l'âge, je dirais qu'il est de l'ordre d'une dizaine à vingtaine de mètre et que tout dépend aussi de l'environnement. En terrain découvert le périmètre sera plus grand qu'en terrain fermé, où des murs feront barrière, réduisant considérablement ce périmètre
    -> les murs et autres choses de ce genre font une sorte d'écran... les portes peuvent le faire s'il n'y est pas collé et si elles sont épaisses par exemple
    -> il ne sait pas localiser les sentiments qu'il ressent de façon géographique, il ne sait pas de quelle direction vient ce qu'il ressent, il ressent tout en vrac, sans distinction
    -> dans le même ordre d'idée il ne sait pas forcément de quelle personne vient ces sentiments (sauf s'il touche la personne ou s'il est seul avec elle dans une pièce bien évidemment)

    Avec le temps et de l'entrainement, plus tard, il parviendra à discerner de qui vient les sentiments et d'où, ce qui pourrait, à termes, lui permettre de s'orienter mieux et de véritablement cerner la personne, ses intentions ou autres, ses mouvements aussi, à voir, à développer

    Le toucher décuple son don de façon considérable : les sentiments perçus en touchant quelqu'un se détacheront très nettement du flou de sentiments qu'il ressent des autres par ailleurs, il saura donc clairement que ces fortes émotions sont de cette personne. Toucher une personne pourrait donc "trahir" cette personne... Toutefois, quand il touche quelqu'un, ce qu'il ressent est si fort et si prenant, qu'il peut en perdre toute identité propre, se comporter comme les sentiments de la personne touchée le lui dictent, agir comme il ne l'aurait donc jamais fait en temps normal, prenant les sentiments alors ressentis pour les siens propres, comme si lui et l'autre ne formaient plus qu'un dans son esprit. Il est alors incapable de véritablement, du moins pour le moment, faire la part des sentiments qui lui appartiennent et des sentiments qui appartiennent à la personne ainsi touchée.

    In RP : pour que ce "don" ne soit pas gênant et vous laisser libre de vos personnages, je pense qu'Isaac ne vous touchera pas sans l'accord explicite du joueur qui incarne le personnage en face. Votre personnage pourra par contre avoir un contact avec Isaac, si vous le souhaitez, sans avoir mon accord préalable. De même, je vous laisserai libre d'écrire ou de me dire quoi écrire concernant les sentiments de votre personnage et n'en inventerai pas sans votre accord.



~ Le Joueur derrière l'Ecran ~

    Avez-vous un autre surnom, en tant que joueur ? Il y en a tellement... Et vous les connaissez déjà^^
    D'où avez-vous connu le fofo ? De ses fondateurs
    Depuis combien de temps rpez-vous ? Quelques années maintenant (je ne compte plus, à mon grand âge^^)
    Qui est l'auteur de votre avatar ? (si vous le connaissez) Syrkell



Dernière édition par Isaac Justin le Sam 8 Sep - 8:24, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Isaac Justin    Ven 7 Sep - 8:33

Bienvenue \o/
L'auteur est Cycy Anne Foyle, alias Syrkell sur DeviantART, pour info ^^
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Isaac Justin

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MessageSujet: Re: Isaac Justin    Ven 7 Sep - 13:12

Ah merci je le recherchais^^
Je finis ma fiche aujourd'hui et ajoute le nom de l'auteur merciiii Smile
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Isaac Justin

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MessageSujet: Re: Isaac Justin    Ven 7 Sep - 18:10

Voilà fiche terminée. Je ne me suis pas encore totalement relue (pour les fautes d'orthographe et les fautes de frappe notamment) mais tout est là.

On m'a MP pour me demander de qui était le (les maintenant) poème(s) et pour que je veuille bien noter l'auteur. J'ai le regret de vous annoncer, qu'ils sont de moi, tout simplement, expréssément composés pour ce perso et uniquement pour lui. Désolé de vous décevoir. je pense ne pas noter donc son auteur... ^^


En espérant également que cette fiche vous plaira. Si quoique ce soit devait être changé, notamment pour les mentions faites de ce qui s'est passé avec les prêtresses, n'hésitez pas à me le dire et j'éditerai Wink


Edit : j'ai ajouté une mention de comment utiliser ce don in rp :
Citation :
In RP : pour que ce "don" ne soit pas gênant et vous laisser libre de vos personnages, je pense qu'Isaac ne vous touchera pas sans l'accord explicite du joueur qui incarne le personnage en face. Votre personnage pourra par contre avoir un contact avec Isaac, si vous le souhaitez, sans avoir mon accord préalable. De même, je vous laisserai libre d'écrire ou de me dire quoi écrire concernant les sentiments de votre personnage et n'en inventerai pas sans votre accord.
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MessageSujet: Re: Isaac Justin    Sam 8 Sep - 10:48

Ah, mon cher Isaac, j'ai une triste nouvelle à t'annoncer...




Ta fiche nous plait. Bon, t'inquiète pas, c'est pas trop grave, mais bon, on va devoir te valider... x)

Allez, je t'ajoute au groupe de la Noblesse (ce bleu te va si bien !), et 40 points de spécialités vont être crédités sur ton compte, que tu pourras utiliser ou garder sous le coude. Naturellement, ton don d'Empathie est validé !

À bientôt dans le jeu !
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MessageSujet: Re: Isaac Justin    

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Isaac Justin
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