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 Aethelbald

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Aethelbald la Juste
la Sociable, Douce et Gentille
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Messages : 41
Localisation : Prisonnière d'elle-même

Feuille de personnage
Magie:
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Métier : Prêtresse

MessageSujet: Aethelbald   Ven 10 Aoû - 18:53

Aethelbald la Juste
« Une main de fer. Dans un gant de fer. »

(c) Victoria Frances


Retouchée par Ganimo
    La Garante des Vertus
    Je suis dignité et honneur. Je suis probité et intégrité. Je suis morale et justice. J'ai toujours été ainsi, depuis ma plus tendre enfance. J'ai toujours haï la violence et l'immoralité. J'ai toujours haï la souffrance provoquée volontairement. Les gens qui causent du mal aux autres n'ont aucun droit et aucun mérite. Cette notion profondément ancrée en moi, qui m'est totalement indissociable, du mal, du bien, et du jugement de la manière dont les personnes en usent, a fait de moi l'une des neuf prêtresses entourant Shane Hawkins, le roi d'Etelka. La Garante des Vertus.

    L'on me dit implacable, l'on me dit sans-cœur, l'on me dit insensible. Ce n'était pas vrai autrefois, et pourtant, je suis en train de le devenir. A cause de cette voix qui me possède, à cause de cette voix qui m'empoisonne et me dit toujours quoi infliger à mon entourage pour qu'ils se repentent comme ils le doivent. C'est cette voix qui a fait de moi cette jeune fille d'apparence frêle et fragile que tout le monde, pourtant, respecte et craint. C'est cette voix qui s'infiltre en moi qui m'a rendue si impitoyable envers crimes et immoralité. Je voudrais la combattre, et pourtant je n'en ai pas le droit. La justice se doit d'être neutre. La justice se doit d'être impartiale. Je me dois donc d'être neutre et impartiale et cette voix le sera toujours, contrairement à moi qui subis les faiblesses humaines. Comment faire confiance au jugement d'une fillette aux sentiments trop exacerbés ?

    Alors je verrouille mon cœur et je laisse la voix me chuchoter à l'oreille. Je juge les gens. Je juge les actes. Je sais d'un coup d’œil, ou de quelques phrases, s'ils sont bons ou pas. S'ils méritent de l'attention ou pas. Leurs défauts, leurs qualités. C'est mon don, une malédiction pour moi et une bénédiction pour Etelka. Moins spectaculaire mais tellement plus important ! Et pour affiner mon jugement et savoir l'adapter à la situation, j'utilise mes jeux de cartes. Les cartes ne mentent jamais, ne se trompent jamais. Je pourrai toujours compter sur elles, elles ne peuvent me trahir. Pas comme l'être humain. La trahison est un trait de caractère harponné à l'être humain, parce que celui-ci est égoïste. Mes cartes, elles, ne pourront jamais m'abandonner, et n'abandonneront jamais Etelka. Parce que tout ce que je le fais, je le mets au service de cette ville qui nous a sauvé. C'est mon devoir de la garder saine, comme elle m'a rendue sauve.


Aethelbald la Délicate
« La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. »

(c) Victoria Frances


Retouchée par Ganimo
    Implacable reine de glace
    Aethelbald la Juste, elle est belle. Je l'ai toujours trouvée magnifique. Son visage est ovale, au teint blanc, fragile, qu'elle masque souvent sous un voile pour se protéger du soleil brûlant l'été. Ses yeux sont d'un bleu métallique que peu de personnes croisent sans frissonner. Sa longue chevelure rousse est sa grande particularité physique, et, assez curieusement, elle ne les tient jamais cachés. Elle semblerait presque s'en vanter au contraire, si j'osais penser qu'elle pourrait être vantarde, en les laissant pousser à leur guise et voltiger au vent. Ses bras, ses jambes, tout son corps est frêle, si frêle parfois qu'on se demande comment elle a survécu à sa petite enfance, pas du tout adapté aux rudes travaux que notre espèce doit effectuer pour survivre.

    Si bien qu'il vaut sans doute mieux pour elle qu'elle soit devenue une prêtresse. Je n'ai jamais compris comment une personne d'apparence si faible pouvait supporter un poids si lourd sur ses épaules. Aethelbald, y en a pas beaucoup qui l'aiment. Beaucoup, par contre, la craignent, tous la respectent. Pourtant, à Etelka, on est des gens bien, pour la plupart on n'a pas à avoir peur d'elle. Parce que sa justice est sévère, mais jamais erronée. On aime ou on n'aime pas la façon dont elle l'applique, mais elle n'a jamais tort. Moi, je n'ai pas peur d'elle, parce que j'ai toujours pris garde à agir dignement et c'est tout ce qui compte à ses yeux, je le sais. J'ai pris le temps de la comprendre avant de la craindre, comme peu d'etelkans n'ont osé le faire, vaincus d'avance par une difficulté qui n'est qu'apparente.

    Peu la trouvent belle comme je le fais. Sa raideur, son impartialité, son insensibilité la rendent laide, disent-il. Son visage est crispé, ses épaules sont tendues, ses mains agressives. Moi, dans toutes ces manifestations physiques, je ne vois que sa droiture. Sa chevelure indisciplinée lui donne une apparence de sauvageonne qui ne sied pas à une prêtresse, disent-ils. Moi, dans cette sauvagerie, je vois la seule liberté qu'elle peut s'offrir, alors qu'elle se sacrifie pour l'équilibre de notre cité. Et c'est tout cela qui la rend belle à mes yeux, notre Garante des Vertus.


Aethelbald la Magicienne
« Tous les enfants sont des sorciers. »

(c) Victoria Frances


Retouchée par Ganimo
    Enfant du diable, enfant d'Helems
    Quand je suis venue au monde, j'avais d'abondantes boucles noires qui tombaient sur mon petit visage, comme cela arrive parfois à la naissance. En règle générale, cela augure de beaux cheveux, aussi ma mère attendit-elle avec impatience, lorsque ces boucles tombèrent, de voir ma vraie chevelure pousser. C'était un détail important, la chevelure. Cela cache la mauvaise santé, augmente la joliesse du visage. Des cheveux épais et fournis, soignés et longs, étaient une quasi-assurance que je pourrais épouser un homme riche, attiré par mon apparence de bonne santé. Les cheveux, ça pouvait avoir un effet aussi efficace qu'un masque sur un visage trop maigre et des dents trop abîmées.

    Mais quand ils repoussèrent, il s'avéra que j'étais rousse.

    Pas tout de suite, en réalité. Dans ma plus tendre enfance, je suppose que j'étais blonde. Les cheveux des jeunes enfants sont toujours plus clairs que lorsqu'ils grandissent. Ce n'est qu'une supposition néanmoins, que je fais car je ne me souviens pas que l'on ait eu peur de moi lorsque j’étais une toute jeune fille. A quatre, cinq ans, les amies de ma mère m'aimaient autant que ma génitrice. Elles ne se méfiaient pas de moi et n'écartaient pas leurs propres enfants de mes jeux. J'étais même plutôt couvée, car j'étais très fragile, plus fragile que les autres : mon corps était frêle, je tombais pratiquement toujours malade en hiver, je m'épuisais avant les autres aux travaux fermiers. Mes frères et ma sœur, eux, avaient une solide carrure et je détonnais au milieu d'eux, si bien que j'ai toujours été assez gâtée et protégée. J'ai eu de la chance, une famille moins aimante m'aurait simplement rejetée. On pensait que je ne survivrais pas, et pourtant j'ai survécu, au grand étonnement de tout le monde.

    Puis à leur défiance.

    Puis à leur peur.

    Il est bien connu que cette couleur est la marque du diable. Il est évident que tout être aux cheveux orangés ne peut tenir cette teinte que des flammes de l'enfer. Ainsi, il devint évident aux yeux de tous que la seule manière possible pour une enfant si frêle d'avoir survécu à toutes ces maladies, ces temps de famine, cette pauvreté qui est le lot de tout paysan, était d'avoir en elle le feu du Malin. On commença à se méfier, à parler. On me priva de contact. Mon père était un fermier bourru qui n'avait pas grand-chose dans la vie à part sa famille et ne se mêlait que peu au monde, aussi se fichait-il quelque peu des rumeurs courant sur mon compte, se contentant de m'aimer comme un père le ferait, en veillant à ce que je sois éduquée par ma mère, au faible niveau qu'ils avaient, et en tentant de me trouver un bon parti. Nécessairement, il fut bien obligé, lorsqu'il advint que malgré une dot élevée - plus élevée que mes autres sœurs, pour compenser ma faiblesse physique - et une relative beauté - salie par la crasse des champs mais c'était le lot de toutes les filles du village - il ne me trouvait pas de fiancé, de reconnaître que quelque chose clochait chez moi.

    Que pouvais-je bien faire contre la couleur de mes cheveux, dites-moi ? Que pouvais-je faire contre ce que la nature m'avait attribuée ? J'aurais pu les teindre, éventuellement, mais assez curieusement, je m'y refusai catégoriquement. Déjà parce que c'était trop tard pour que cela change désormais quelque chose, ensuite parce que, curieusement, j'avais toujours été différente, et je me plaisais à être différente. J'avais en moi cette force morale que je ne savais nommer, parce que j'avais grandi dans un milieu où nul ne savait vraiment ce que c'était que l'intégrité, l'arrêtant à des affaires telles que le marchandage ou une alliance entre deux familles par des épousailles - ce qui n'était guère différent, au fond. Une conscience aiguë du bien et du mal qui m'empêchait de me mêler aux autres et me faisait rester dans mon coin, à jauger tout ce qui m'entourait, à noter les actes de ceux que j'observais. Comme si une petite voix, une conscience, me chuchotait tout ce qu'il fallait savoir - elle n'était pas encore assez puissante pour que je m'en inquiète. J'ai toujours eu un bon contact avec les animaux. Eux ne connaissent pas ces notions de bien et de mal et en sont bien aises. Eux ne vivent que par l'instinct, uniquement pour vivre. Vivre pour vivre. Sans aucun autre but. Je les enviais, je les envie toujours maintenant, très souvent. Ce don que j'ai est épuisant, et perpétuellement décevant. Chaque jour la vraie nature de l'homme m'horrifie davantage.

    Et, sans trop savoir pourquoi, sans doute tout simplement parce que tout le village s'était focalisé là-dessus, je me mis à voir mes cheveux comme le symbole de ce qui faisait de moi une fille différente. Une fille meilleure, aussi, je n'en doutais pas un seul instant. Je me sais orgueilleuse et c'est un défaut que je combats chaque jour, mais je n'y parviens pas. Peut-être fera-t-il ma perte, peut-être aussi s'éteindra-t-il, ravissant de mon esprit la dernière étincelle d'humanité.

    Quoi qu'il en soit, ma mère, elle, m'aimait comme une mère aime ses enfants, à savoir inconditionnellement. Mais dans le même temps, je voyais qu'elle commençait à avoir peur de moi. N'est-ce pas horrible que d'avoir peur de sa propre fille ? Je sentais sa crainte dans ma voix lorsqu'elle me rassurait, prenant ma défense envers et contre toutes les langues de vipère. Elle me protégeait des autres... et elle aurait voulu se protéger de moi.

    Je suis partie quand j'avais quinze ans. Une gelée venait de se déclarer dans le village et je savais très bien qui en serait accusée, surtout alors que j'y avais encore survécu quand tout un chacun prédisait ma mort. Et j'ai bien failli mourir d'ailleurs, lors de mon périple vers Etelka. Si mon village d'enfance avait été plus loin que trois jours de marche, je n'aurais certainement pas survécu à la rudesse de l'hiver. Je me suis enfuie avant de terminer accusée de sorcellerie, abandonnant mes parents, ma fratrie, sans un regard en arrière. Souvent, un pincement au cœur me prend, mais je le refoule bien rapidement ; je ne veux pas me souvenir d'eux, je refuse de me rappeler ce que j'ai subi auprès d'eux. De manière assez injuste alors qu'ils ne m'ont pas rejetée et m'ont toujours protégée, passant outre leurs propres peurs.

    Je suis arrivée six mois avant Shane Hawkins. J'étais devenue encore plus introvertie qu'avant, dans cette cité peuplée d'inconnus, où la voix que j'entendais de plus en plus fort et que je ne pouvais désormais plus ignorer se rapportait à des personnes que je connaissais même pas, où je me sentais affreusement inutile alors que la ville m'avait sauvé la vie. Je voulais à toute force m'y consacrer pleinement et chacun s'y refusait, après divers évanouissements et malaises en tout genres lorsque je présumais de ma résistance. Alors je restais sur le côté. Les gens venaient me parler, gentiment, pour me changer les idées, me remonter le moral. Et ils avaient droit à ma franchise légendaire lorsqu'ils me contaient leurs problèmes, franchise que très peu appréciaient.

    Mais que chacun a su trouver, après coup, pleinement justifiée et raisonnable.

    C'est ainsi que, lorsque que le gouvernement d'Etelka s'est formé, j'ai été choisie comme prêtresse, afin de représenter la justice. C'était finalement la meilleure manière que j'avais de servir Etelka. Les habitants avaient cerné mon don à jauger les gens, à savoir estimer exactement quand ils avaient raison ou tort, quand ils franchissaient les lignes de l'intégrité ou quand ils savaient rester à leur place. Ils ignoraient simplement pourquoi. En étant placée à ce poste, j'ai perdu le très peu de contacts que j'avais, et je ne m'en porte pas plus mal. J'ai toujours été relativement misanthrope et je suis très bien ainsi, seule dans ma tour d'ivoire. Du moins, je crois...

    ...

    Pourquoi j'ai survécu quand j'étais enfant ? Simplement parce que j'ai été protégée par une famille aimante, avec un soupçon de chance. Mais ça, évidemment, c'était trop dur à imaginer pour des paysans bornés.


(c) Victoria Frances
Spécialité - Clairaudience & Prophétie

Aethelbald entend sans cesse une voix qui lui chuchote à l'oreille. En permanence. La nuit, cette voix se traduit par des rêves qui lui montre tel acte mauvais, et la punition assortie qu'elle doit infliger. Malheureusement, cette justice qui lui parle - dans aucune langue existante, la jeune femme serait incapable de répéter mot pour mot ce qu'elle lui a dit, elle comprend, c'est tout - ne tient aucun compte des émotions humaines et punira de la même manière une femme qui a tué un voleur s'en prenant à son enfant ou un meurtrier chevronné. Cela horrifie Aethelbald qui a de plus en plus de mal à combattre cette inhumanité s'insinuant en elle. Elle se sert de ses cartes pour l'aider à savoir si les accusés méritent réellement leur châtiment, cartes plus sensibles à la personnalité unique d'une personne. Mais elle s'inquiète chaque jour davantage de voir qu'elle comprend de moins en moins les nuances que son jeu divinatoire lui propose... Et si, plus tard, elle pouvait avoir la spécialité de prophétie, je vous en serais grandement reconnaissante =D (J'ai plein d'idééées mouahahaha)
Infos en vrac - Parce qu'il faut bien le mettre quelque part

Alors, ze m'appelle Sarah, ou alors Stiesha (je joue trop de personnages pour les lister xD) Je connais le fofo grâce à ses admins-chous et je fais du RP depuis maintenant SIX ANS O.O Quand aux crédit, en veux-tu n'en voilà ! Les images originales de la fiche ainsi que mon avatar sont toutes de Victoria Frances et ont été gentiment retouchées par notre adorable Gabychou qui a gentiment écouté toutes mes demandes, exceptés les deux dernières icônes que j'ai juste retaillées. Le code est de mycandids.tk (le lien est ci-dessous, caché en bas à droite), code que nos admins adorables m'ont aidée à modifier pour qu'il satisfasse à mes exigences =D Merci à vous quatre o/ (Même s'il n'y en a que deux qui liront ceci !)
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Nemo
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MessageSujet: Re: Aethelbald   Ven 10 Aoû - 20:29



Bienvenue à toi Aethelbald !

Tu as un personnage vraiment très intéressant, avec un don très précieux.

D'un point de vue du respect du contexte, c'est très bien fait, tu tiens compte de l'époque médiévale et de ses préoccupations et cela influe correctement sur l'histoire de ton personnage.

L'histoire de ton personnage est cohérente!

Nous validons ton personnage et nous te souhaitons un bon RP parmi nous ! Tu intègres le groupe du gouvernement, ta spécialité de clair-audience est acceptée. Celle de prophète en devenir aussi. 40 points de spécialités vont être crédités sur ton comptes, tu pourras les affecter en combat ou dans tes spécialités ou encore les conserver au chaud pour l'avenir.

Bon jeu !
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Aethelbald
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