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 Incendie

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AuteurMessage
Lirya Szabo
Niaise ? Point du tout !
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Localisation : Etelka.

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MessageSujet: Incendie   Dim 12 Aoû - 21:33

Parce que mine de rien, j'écris beaucoup.. Et que j'aime partager.





La fumée s'élève autour de moi. Mais qu'est-ce qu'il se passe ? C'est la panique ! Je suis seule, et je ne sais pas quoi faire. Mon souffle commence à me manquer, le feu m'encercle, et la pièce est fermée, sans aucune issue autre que la porte située à l'autre bout. De loin, j'entends les pompiers, leur sirène, mais déjà, je ferme les yeux. Peut-être que si je dors.. ? Je m'allonge au sol, le bras droit replié sous ma tête pour faire un appui, tandis que le gauche vient se mettre devant mon nez. Tout est noir, je ne vois plus rien. Les odeurs disparaissent, les sons également, mais je n'entendais pas les pompiers, il y a deux minutes ? Ou était-ce cinq... Je ne sais plus, je ne me pose plus de questions, je sombre.

Les pompiers sont là, après avoir éteins le feu, dont ils chercheraient la cause plus tard, ils se sont affairés près de mon corps. Mon corps ? Mais ! Comment je peux voir ça ? Je regarde autour de moi, mon corps est allongé en position fœtale sur le sol maculé de cendre, mon haut blanc est devenu tout gris, mes bras nus sont noirs. Mes cheveux, dans la folie du moment, se sont échappés de leur coiffure, et se sont entremêlés par-dessus mon visage, ils y sont collés de par le fait de la chaleur. On ne voit donc que mes lèvres, qui sont sèches, mon menton, et mon cou, mon bras gauche recouvrant le reste, aidé de mes cheveux. Tous les pompiers qui sont autour de moi essaient de me réveiller après avoir enlevé mon bras de mon visage, alors, ils me mettent précautionneusement sur un brancard, et me sortent de la pièce. Mon corps s'éloigne. Je le suis, il faut que je reste à côté.

Dehors, plein de gens. L'incendie a alerté plein de personnes, mais bien sûr, même s'ils se doutaient qu'il pouvait y avoir quelqu'un à l'intérieur, ils n'allaient pas risquer leur propre vie, surtout qu'en voyant actuellement la mienne.. J'espère que je reprendrais bientôt conscience. Tellement de gens doivent s'inquiéter de mon absence. Mes parents, qui avaient dû être alertés par mon lycée, et mes amis, qui m'attendaient, eux, au lycée. Ainsi que mon petit-ami.. Il devait être fou d'inquiétude, lui qui m'assure tout le temps qu'il a peur que quelque chose ne m'arrive.

Alors je décide de partir vers le lycée. Apparemment, personne ne me voit, ni ne m'entend. Et si mon esprit semble vouloir rejoindre mon corps, il n'y a qu'un hôpital, dans cette ville. J'essaie d'attraper une heure quelque part. Je repère une personne sur son téléphone, je me glisse derrière elle, et regarde : 11h24, ils sont donc en cours de chimie. Mais ça va terminer, c'est quoi, le cours d'après ? Rappelle-toi ! Ah, oui, anglais. Ok, je vais aller attendre directement là-bas. Ça sonne.. J'attends, et je vois arriver deux-trois camarades. Pas ceux avec qui je traîne le plus en temps habituel. Après, arrive ma meilleure amie, Agnès. Elle a les traits tirés, semble épuisée, mais surtout inquiète. Bien sûr, elle n'a aucune nouvelle de moi, alors que d'habitude, on est toujours ensemble, ou presque. Parce que quand Louis est là.. D'ailleurs, je le vois arriver, il a l'air lui aussi mal en point.. Je me dirige vers lui dans un élan, sauf que j'ai oublié mon statut d'ectoplasme. Je ne fais que le traverser.

Je me met donc loin du groupe qu'ils forment tous, en attendant le prof. Je les entends :

« - Vous avez des nouvelles de Lia ? J'en ai plus depuis ce matin, après qu'elle ait dit qu'elle partait.
-Non, dit Agnès, elle m'a dit pareil que toi, et après, qu'elle avait quelque chose à faire, mais quoi, elle n'a pas dit.
-Moi non plus, répond Louis. Je m'inquiète beaucoup.. 
»

Les discussions continuèrent donc beaucoup comme ça, et le prof ne semblant pas venir, ils décidèrent de partir à ma recherche. Ils allèrent entreposer leurs sacs et se mirent en marche vers le centre-ville. Au bout de trois rues, ils aperçoivent un endroit qui semble avoir été incendié, celui où j'étais, en fait. Je ne sais même plus pourquoi j'y étais, ni pourquoi j'y étais enfermée..
Enfin, dans le groupe de ses amis, tous se demandèrent ce qu'il s'était passé ici. Et allèrent voir les pompiers qui étaient restés pour nettoyer, pour le leur demander.
Ces derniers leurs dirent que le bâtiment avait été incendié, pour une raison indéterminée, et qu'une jeune fille ( moi ) avait été retrouvée dedans, aux portes de la mort, sans aucune raison déterminée elle aussi. Agnès osa demander qui était la personne retrouvée, et les deux pompiers présents, leur dirent qu'ils n'avaient aucun renseignement quand à leur identité, mais qu'ils pouvaient leur décrire son physique.

Lorsque Louis se rendit bien vite compte qu'il s'agissait sûrement de moi, il demanda si j'avais été emmenée aux urgences de la ville, ou dans d'autres. Par chance, j'étais restée ici, et ils se dépêchèrent de courir, ils avaient soudainement oublié que le bus existait, enfin, ils se mirent à courir vers l'hôpital qui n'était pas loin. Je les suivis.

A l'arrivée, ils allèrent demander là où j'étais, mais ils n'étaient pas autorisés à y aller. Alors moi, j'y allais. Mes parents devaient y être, et devaient s'inquiéter. Pourquoi je n'ai pas été les voir en premier ? C'était stupide de ma part. J'aperçois enfin ma mère, c'est un moi en plus vieux. Les cheveux de la même couleur, brun, ses yeux verts humides de larmes, ses traits exprimant tristesse et douleur. Elle est autrement grande, filiforme, mais grande, et moi aussi, j'ai ça. Pourtant, ça ne nous empêche pas de mettre des talons de dix centimètres. Pas pour la taille, mais pour la beauté.
Enfin, aujourd'hui, elle est en tailleur, je me rappelle qu'elle avait une réunion important, dans la matinée. Elle travaillait en tant que directrice de l'agence de la banque la plus populaire de la ville. Son maquillage était défait, et ses cheveux relâchés négligemment sur ses épaules.

En second, j'aperçois mon père. Quasiment plus dévasté que ma mère, il est replié sur un chaise, le long d'un mur, contrairement à ma mère qui est restée debout, malgré ses hauts talons. Ses coudes sont posés sur ses genoux, sa tête reposant à l'intérieur de ses paumes, on ne voyait rien de son visage, juste ses cheveux blonds, et courts, qui laissait deviner le tracé de sa nuque. Au dessous de ses grosses mains d'homme, je vois quelques petites larmes, et cela me brise le cœur. Mon père ne pleure jamais, et le voir dans cette situation.. Pour moi qui ai toujours été très proche de lui, ainsi que de ma mère, ça me fait tellement de mal dans les voir dans cet état-là. Enfin, il relève la tête, mais la reposer immédiatement. J'ai seulement eu le temps de voir son regard, éteins, se porter vers le centre de la pièce. Ses yeux habituellement d'un marrons clair étaient foncés, ses joues étaient elles, rougies, et je le voyais se mordre les lèvres. Mon pauvre papa, je suis si désolée...

Curieuse de voir où s'était porté son regard, et où celui de ma mère était fixé, mais dont je ne l'avait pas remarqué, je tournais le mien. Et je me voyais. Allongée, dans les draps blancs, pleins de tuyaux autour de moi, sans parler de ceux qui étaient à l'intérieur de moi. Mes cheveux ont été peignés, ma main droite est bandée, tandis que mon bras gauche l'est aussi. Je n'imagine même pas l'état de mes jambes recouvertes par les draps. Ma tenue légère, ce jour-ci, n'était sûrement pas en ma faveur. Je m'approche, et touche ma main. Ça ne fait rien.. Des larmes invisibles coulent alors sur mon visage fantomatique. Je m’effondre.

Les machines s'affolent autour de moi, mes parents relèvent la tête, et moi, je regagne mon corps. Ma poitrine de fantôme est attirée par celle de mon corps. LE contact que je voulais essayer avec le contact de la main était en réalité celui-ci !

– Une grande lumière blanche envahie l'espace, tandis qu'une boule dorée s'incorpore dans le corps de Julia. Ses parents s'affolent encore plus, mais quand ils voient que les machines reprennent contenance, et font des bips réguliers, ils sont soulagés. Leur Julia est de retour dans le monde des vivants. –

J'ouvre un œil, puis le second. Mais je les referme, le soleil agressant ne m'aide pas. Je bouge les doigts de la main droite, je suis sortie d'affaire. Ou du moins, en partie, que diront les examens ?

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