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 Bijou d'Espagne

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Esteban-Diego Vivirando
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MessageSujet: Bijou d'Espagne   Mar 14 Aoû - 10:26

Les chevaliers... étaient des gens bizarres, tout de même, il fallait le dire. Lucinda avait, ce matin à l'entrainement, proposé à Esteban-Diego un exercice intéressant: s'entrainer dans de mauvaises mais réalistes conditions. Mon hispanique ne savait refuser un entrainement. Il lui fallait donc rejoindre la chevalier le soir tombant aux écuries. pas de soucis, Esteban allait essayer de s'économiser dans l'après-midi, manger tôt... Pour être prêt à l'heure dite.
Un après-midi paresse et lecture ne fait de mal à personne, et surtout pas à mon bonhomme. Ce qu'il n'avait pas prévu, par contre, c'était de se faire accoster par un de ses camarades d'écurie, alors qu'il grignotait. Rien de bien méchant: ils discutèrent un moment, jusqu'à ce que...

"- Dis-donc, tu manges bien tôt !
- Ch'ai un entrainement che choir.
- Avec Lucinda ? ...Naaan mais tu peux le dire si c'est un rendez-vous galant."

Le malheureux ! Il avait osé plaisanter avec Esteban ! Ne savait-il donc pas à quel point son humour était limité ? Ce pauvre galopin qui avait juste voulu bavarder se retrouva avec la tartine au fromage d'Esteban sur le nez, alors que mon catalan partait à grand pas, en jurant dans un espagnol fort vulgaire.
Etelka acceptait que les femmes soient chevaliers. D'ailleurs, Etelka accordait bien des choses aux femmes. Tout cela sous prétexte de supériorité numérique... Pfteuh ! N'avaient-elles jamais entendu parler de la Grèce antique, où les citoyens étaient en infériorité numérique...? Pour Esteban, oui, ç'aurait été le modèle à suivre. Pas vraiment un fervent partisan de l'égalité des sexes, non... Au début, lorsqu'on lui avait assigné Lucinda en chevalier, il avait hésité à protester: quoi, lui, sous la tutelle d'une femme ? M'enfin ! Il voulait apprendre des choses, lui ! Et pas à faire de la couture avec son épée ! Enfin, en voyant ladite Lucinda, son apparence androgyne et son habilité au combat, il décida de ne rien dire, et de se laisser entrainer. Il n'avait jamais fait la moindre remarque désobligeante à Lucinda concernant son genre. Il s'était montré avec elle comme avec ses autres supérieurs (//except for Aethelbald//): respectueux, obéissant, bien que parfois laconique. Peu agréable à la conversation, il estimait n'être pas là pour cela.
Mais voilà, il n'aimait pas qu'on lui rappelle que son chevalier était une femme. S'il n'avait pas été Etelkan, il n'aurait pas eu ce "problème". C'était un peu lui rappeler qu'il était maudit. Qu'il était un des rares Hommes présents ici, qu'il était loin de chez lui, et accusé de magie. Et puis... Il n'était pas du genre à courir après les femmes. C'était une blessante ineptie ce que venait d'insinuer son camarade. De plus... Avoir des vues sur son chevalier, c'était complètement insensé, immoral ! Lucinda n'était pas là pour cela non plus...!

Le soir venu, Esteban-Diego se rendit à nouveau aux écuries, où il retrouva sa chevalier. Ils prirent leurs chevaux respectifs: le gris de Lucinda, l'alezan d'Esteban. Mon grand gamin suivit son maitre dans les montagnes, et surtout dans les forêts qui composaient cette montagne. Un décor idyllique le jour... Légèrement oppressant la nuit. L'air semblait plus lourd, plus réticent à l'offrir aux humains. Les ombres offraient autant de cachettes pour les mille et un dangers de la forêt. Il faisait frais. Ca sentait l'humus, ce même humus qui produisait le seul son que l'on entendait, sous les pas des chevaux. Même leurs quatre respirations étaient un vacarme dans ce silence oppressant.
C'est dans un clairière qu'ils commencèrent à s'entrainer, à cheval. La pénombre rendaient les mouvements plus difficiles à cerner, les réflexes s'en retrouvaient faussés. Le peu d'espace rendait également le combat mal-aisé. Même s'il avait du mal, Esteban ne put qu'admettre que cet exercice ne pouvait lui être que bénéfique. Par contre.... Ils venaient de passer une bonne heure dans la pénombre, et à AUCUN moment Esteban n'avait pensé qu'il était SORCIER et qu'il aurait pu briller un chouilla, pour s'aider... Bon, d'accord, la lumière aurait pu attirer les bandits, ou pire, les insectes. Mais une toute petite toute faible loupiote, ça n'aurait pas fait de mal.

Ils s'apprêtaient à passer à terre, et à l'épée, lorsque soudainement mon Esteban eut l'air soucieux. Il vérifia ses "poches", et... Se mit à chercher au sol.

"- Lucinda, j'ai perdu mon médaillon..."

Ah puis ça, c'est viril comme réplique, tiens.
Allez, ça l'est un peu plus si je parle du collier en question. Etant donné que mon Esteban avait passé une partie de l'après-midi seul dans sa chambre, il y a eu un moment où le mal du pays s'est fait sentir. Fouillant ses affaires, il avait alors retrouvé ce collier: un bijou vieux comme le monde (dans la tête d'Esteban, le monde, c'est lui), frappé aux armoiries des Vivirando. Encore vide à l'intérieur, il y est néanmoins gravé le nom du possesseur, mais aussi celui de son père, grand-père, ainsi qu'une locution latine, au dos... Enfin, valeur symbolique et sentimentale. Un bijou de famille...
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Lucinda Graves

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MessageSujet: Re: Bijou d'Espagne   Mar 14 Aoû - 12:51

Toujours les mêmes entraînements, toujours les mêmes adversaires… Ce n’était pas en restant ici que les écuyers risquaient d’apprendre quelque chose. Lors d’un combat, on ne connaît pas la technique de son ennemi, on n’est pas tranquillement installé dans une salle d’armes, les sens sont trompés par la peur, l’angoisse, la colère ou d’autres sentiments. Non décidemment, cela n’avait rien à voir. Tout en réfléchissant, Lucinda se rappela qu’on lui avait parlé d’une affaire de brigands un peu trop actifs dans les montagnes. Bien sûr, ce n’était pas son rôle de faire quelque chose sans ordres, mais elle pouvait au moins aller jeter un œil, elle ne connaissait pas bien le coin. Ce fut le mélange de ces deux pensées qui lui donna l’idée de demander à son écuyer de l’accompagner. Enfin elle ne lui dit pas aussi clairement, mais il accepta et c’était le principal.
Il lui semblait plutôt étrange comme garçon, il avait l’air perpétuellement de mauvaise humeur, et même s’il ne lui reprochait jamais rien, il avait l’air de fuir sa conversation. Si c’était là les seules conséquences au fait d’être une femme, elle était néanmoins prête à les accepter, qu’importaient les bougonnements d’un écuyer.

Elle ne passa pas trop de temps à s’entraîner dans la journée, afin de ne pas être fatiguée le soir. L’idée de chevaucher la nuit ne lui plaisait pas trop, car elle n’avait pas une excellente vue dans l’obscurité (comme tout le monde ou presque en fait), mais c’était trop tard pour revenir en arrière, la nuit tombait.
Lucinda retourna aux écuries préparer son cheval quand elle vit que le crépuscule était là. Sa monture était paisible et paraissait reposée. Bien. Un bon cheval était un avantage dans un combat. Non pas qu’elle ne pensa uniquement en terme de bataille non, au contraire, toutes ces idées étaient absolument inconscientes et étaient plutôt des automatismes que de réelles réflexions. Pour le moment son esprit était simplement concentré à vérifier qu’elle n’oubliait rien d’important. Il lui était arrivé une fois de sortir de la ville sans son épée, car elle avait passée l’après-midi perdue dans ses rêveries. Elle ne voulait pas qu’une erreur aussi monumentale se reproduise, certainement pas avec un écuyer pareil comme témoin. Esteban (elle raccourcissait son nom à n’en plus finir mentalement par ce simple morceau) venait d’ailleurs d’arriver, il était temps de se mettre en route.

Comme il ne disait pas un mot, elle n’ouvrit pas la bouche non plus, se contentant de guider l’expédition en silence. Elle connaissait la route pour aller aux montagnes. Alors qu’ici tout était si verdoyant et si vivant dans la journée, l’herbe et les arbres se teintaient de ténèbres dès que le Soleil dépassait l’horizon. La Lune n’était qu’un fin croissant, qui hélas n’éclairait que peu le chemin qu’ils suivaient.
Arrivée dans une clairière, elle arrêta son cheval. L’endroit était idéal pour un peu d’entraînement. Elle n’avait rien fait de la journée et ses muscles la démangeaient. Elle détestait l’inactivité de toutes façons, ce qui n’était pas plus mal, cela l’empêchait de se perdre trop souvent dans les méandres de son esprit.
Ils commencèrent l’entraînement à cheval, puisque l’espace le permettait. C’était l’avantage de sortir de la cité. Les salles d’armes étaient certes grandes, mais elles étaient aussi très fréquentées.

Au bout de plusieurs minutes, elle estima qu’il était temps de passer à la pratique de l’épée, et s’apprêta à descendre de cheval. Elle ne vit pas l’air soucieux d’Esteban dans le noir, mais l’entendit en revanche très clairement. Il parlait donc ? Visiblement c’était seulement lorsqu’il en avait l’utilité.

« Je ne sais pas de quoi tu parles, mais dans ce cas, cherche le, vois ça comme un nouveau type d’entraînement.. »

Elle avait un léger sourire au bord des lèvres mais malgré tout elle était très sérieuse. Selon elle, un chevalier devait non seulement savoir se battre mais aussi réfléchir et effectuer d’autres tâches, comme trouver quelque chose. Attrapant les rennes de son cheval, elle s’éloigna du centre de la clairière. Elle s’assit dos à un arbre après avoir attaché l’animal à une branche. Elle retira son casque et prit une grande goulée d’air. Il était frais, agréable, c’était presqu’aussi rafraichissant qu’une gorgée d’eau.

« Évite d’y prendre la nuit, j’espérais la finir en dormant. Tu as une idée d’où chercher ? »

En réalité, elle ne comptait pas rester assise ici jusqu’au matin, et l’écuyer venait vraisemblablement de lui fournir un prétexte pour explorer les environs.

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Esteban-Diego Vivirando
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MessageSujet: Re: Bijou d'Espagne   Mar 14 Aoû - 14:07

Esteban-Diego aussi aurait aimé dormir, au moins une partie de la nuit. Il était hors de question de rattraper son sommeil un matin: ç'aurait été louper un entrainement. Il y a des priorités, dans la vie !
Mais ça l'embêtait quand même. S'il ne trouvait pas rapidement ce médaillon, il devrait simplement se résoudre à l'idée qu'il était perdu... Tout comme sa famille. Cette pensée pinça le coeur de mon Esteban. Il avait peut-être seize ans, il se donnait peut-être de grands airs d'adulte parfois, il n'était pas encore sorti totalement de l'enfance. Une partie de lui restait désespérément attachée à cet ancien univers, ce paradis qu'il avait perdu. Le bon temps où il n'était pas seul, où il avait des parents et un frère, et...

"- Oui, il doit être par ici, je l'avais avant que nous commencions à nous battre..."

Esteban chercha avec ardeur, partout là où ils s'étaient entrainés. Un mouvement un peu brusque avait dû faire tomber le médaillon... Tout de même, c'était fort ! Un collier, ça ne partait pas aussi facilement ! Se souvenait-il l'avoir eu au début du combat ? Oui, il avait joué un peu avec en écoutant Lucinda. Alors il devait être sur le terrain. Rah, mais on n'y voyait rien ! C'est alors qu'Esteban eut enfin l'idée d'user de son don...
Il l'utilisait tellement souvent qu'il ne savait pas comment le déclencher.
À genoux dans l'herbe, il regarda ses mains. Il essaya d'y penser très fort... Rien. Les yeux fermés, il essaye de créer une tension dans ses mains... Rien. Un long soupir lui échappa. Magie de mierda, don inutile ! Il joignit les mains, comme pour une prière. Helems, ayez pitié de moi. Puis il se passa quelque chose d'étrange, comme si c'était l'énergie qu'il déployait pour réfléchir qui passait doucement dans son sang, jusque dans ses mains. Une sensation étrange, mais pas désagréable. Sans heurt, sans douleur, elles commencèrent à briller doucement, d'un beau halo blanc. Ah, c'était quand même plus pratique ! Les mains en avant, tel un aveugle, il fouilla entre les herbes. Tiens, par là, il avait cru voir un éclat.

Mon catalan se pencha près de ce buisson, et ses mains fouillèrent près des racines, entre les ronces et les pieds... Euh. Les pieds ? Ah mais oui, c'était bien un pied qu'il voyait là. Gasp. Esteban-Diego leva lentement le nez... Et tomba face à deux yeux qui le regardaient à travers le buisson.

"- Lucinda...?"
fit Esteb', perplexe.

Lucinda n'avait pas ces yeux-là. Après deux ans de combats, il savait la reconnaitre, quand même. Mais là, c'était plus un "Lucinda, est-ce normal que nous ayons des observateurs ?". Cependant la réponse vint bien vite. L'autre tenta de mettre un coup de dague dans la tête d'Esteban.
Fort heureusement, mon hispanique se recula à temps. Il en profita pour se mettre bien vite debout, et dégainer. Le bruit métallique de l'épée que l'on sort du fourreau fut couvert par le bruit des bandits sortant de leur cachette. Depuis combien de temps les observaient-ils ? Pourquoi eux ? Qu'attendaient-ils ?
De joueur à joueur, disons-le franchement: ta Lucinda allait être ravie, plus besoin de partie à la recherche des bandits ! Par contre, ils avaient vu Esteban user de sa magie. Ils avaient tout intérêt à les réduire proprement au silence.

"- J'ai retrouvé mon médaillon, je crois..."

Entourés de bandits, ils allaient pouvoir faire leurs preuves. Lucinda allait pouvoir montrer combien une femme pouvait être excellente chevalier, Esteban allait pouvoir montrer qu'il était bon élève, et bon combattant. Mais plus le temps de réfléchir ! Ils attaquaient !
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MessageSujet: Re: Bijou d'Espagne   Mar 14 Aoû - 19:18

Le garçon s’était mis à farfouiller à quatre pattes. Bien, puisque rien ne se passait, après tout, un peu d’entraînement ne lui ferait pas de mal non plus. Lucinda ferma les yeux, se concentrant sur la brise nocturne qui courrait au-dessus de la cime des arbres. Elle l’entendait dans les branches et entre les troncs aussi, mais plus le vent se rapprochait du sol, plus il se faisait discret. Elle essayait de le suivre, de le sentir soulever les feuilles. Elle n’avait jamais trop su comment déclencher son pouvoir, si bien qu’elle commençait toujours de cette manière : il fallait être le vent. Alors qu’elle sentait qu’elle pouvait essayer de créer une légère perturbation dans l’air l’environnant, une lumière blafarde traversa ses paupières. Elle ouvrit les yeux brusquement afin d’en distinguer la source. Ce n’était qu’Esteban. Alors ainsi c’était cela son pouvoir ? Créer de la lumière ? Elle comprenait mieux pourquoi elle ne l’avait pas su avant, les occasions de faire remarquer ce pouvoir étaient rares, néanmoins, l’écuyer venait de démontrer que ce n’était pas toujours inutile. C’était plutôt une bonne leçon pour la soirée, même si elle ne l’avait calculée en rien.

Visiblement, l’écuyer avait l’air de trouver quelque chose dans ces buissons. Alors qu’elle s’apprêtait à répondre à son interpellation, elle aperçut enfin la silhouette qui se découpait entre les arbres… Elle se releva aussi vite que son armure le permettait. Tant pis pour le casque, de toute façon pour l’escrime, il était handicapant, il l’empêchait de voir sur les côtés. Attrapant son épée, elle espérait que l’imprudent bandit fuirait devant la menace… Malheureusement il ne semblait pas être venu seul et tous ses petits amis étaient venus faire la fête avec ! Génial, elle qui adorait les surprises, elle était comblée. Non plus sérieusement, Lucinda se demandait si c’était une bonne idée d’être venue ici accompagnée seulement d’Esteban. Elle connaissait pourtant la réputation du lieu et elle ne voulait pas avoir l’éventuelle mort du garçon sur la conscience. Elle ajouta, sciemment en espagnol :

« Dans ce cas… Je crois qu’on va devoir passer à la phase ‘’escrime ‘’ de l’entraînement… »

D’un rapide coup d’œil, elle compta les bandits. Deux du côté d’Esteban, trois à l’autre bout de la clairière, et deux du sien, si tout se passait bien, ils pouvaient s’en sortir correctement. Sans prévenir (c’eut été un peu trop demander), elle se jeta à moitié entre les deux crapules. L’un d’eux fut si surpris qu’elle en déduisit qu’il ne l’avait même aperçue. Elle abrégea la manche du combat le concernant, lui plongeant l’épée dans la jambe. Malheureusement, elle avait pour cela dû tourner le dos à son autre adversaire et elle évita de justesse la lame de celui-ci, qui ripa contre l’épaulière de son armure. Il possédait aussi une épée, et elle n’avait pas son bouclier. Au moins le combat serait égalitaire. L’acier de l’arme ennemie paraissait cependant de moins bonne qualité, mais elle ne portait ce jugement que parce que son armure n’avait pas été entaillée.

Elle recula de deux pas pour mieux faire face à son opposant. En quelques secondes, les lames entrèrent en contact bruyamment, et elle dut appuyer de toutes ses forces contre l’épée de son ennemi pour ne pas devoir reculer. L’échange dura plusieurs fractions de secondes, durant lesquelles elle se fatiguait. Un coup d’épée raté, un autre esquivé. Elle ne voyait pas où étaient les autres malfrats ni comment s’en sortait Esteban, un peu de lumière aurait été utile mais il ne serait que plus exposé, ce n’était donc pas un bon plan. Finalement, la bandit lui offrit une ouverture. Elle n’y réfléchit pas longtemps avant d’élancer son épée contre sa gorge. Il mourut probablement sur le coup mais elle s’en moquait, elle avait d’autres soucis en tête.
Elle se retourna en sueur pour essayer de suivre les événements. Esteban semblait s’être débrouillé avec au moins un des hors-la-loi… Le problème c’est qu’elle ne savait plus laquelle des deux silhouettes qui s’affrontaient était celle de son écuyer, et les autres ennemis approchaient déjà.

« Esteban ? »

Elle essayait, après tout elle n’avait rien à perdre, c’était plutôt lui qui risquait de ne pas pouvoir répondre, trop concentré sur le combat.
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Esteban-Diego Vivirando
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MessageSujet: Re: Bijou d'Espagne   Mar 14 Aoû - 20:40

Les bandits étaient de vrais traines-galoches. Sales, avec des habits usés, des armes émoussées... Même la nature ne les avait pas gâtées: leurs traits étaient vraiment vilains. Sauf peut-être celui là-bas, qui avait l'air un peu plus jeune que les autres.
Les chevaux s'enfuirent bien vite. Ils ne gêneraient pas leurs propriétaires. Cela n'empêchait pas Esteban-Diego d'être nerveux. De vrais combats, il n'en avait fait que trop peu. La plupart étaient à mains nues, contre ses camarades, et n'étaient pas mortels. Il avait fait une ou deux missions de suppressions de bandit, mais derrière les chevaliers... La victoire était assurée, pas de risques. Là... Il avait deux adversaires adultes face à lui. Il n'avait pas encore vu ceux qui se préparaient à l'attaquer. L'angoisse liée à la possible issue du combat activa chez lui d'étranges réflexes. Et maintenant sa conscience toute entière était tournée vers le combat, l'application de ses entrainements,, et surtout, de ses réflexes de survie. Les pensées ne se faisaient plus en mots. Les idées et informations passaient en une fraction de seconde dans sa tête...

Une parade, vite ! Ne pas reculer. Mais il fallait bien ! Il recula, l'autre voulu continuer à avancer. Esteban glissa sur le côté, lui flanqua un coup d'épée dans le ventre. L'autre s'écarta. Mais Esteban était face au deuxième bandit, désormais. Bien vite, il esquiva le coup porté par ce bandit. Cela l'amena à poser un genou à terre. Il en profita pour attraper de sa main libre cette dague qu'il gardait toujours dans sa botte. L'autre voulut à nouveau l'embrocher. Il se releva d'un bond... Et atterrit contre la poitrine du bandit dont il avait coupé un bout de ventre. Ce dernier essaya de l'attraper d'une main, l'immobiliser contre lui, le prenant sans doute pour un grand enfant avec une épée en bois. Esteban n'avait pas les mains vide. Il trancha la main du brigand (sans la lui enlevée, mais elle était bien entamée). Le brigand poussa à nouveau un cri, et le lâcha. L'autre, qui s'apprêtait à profiter de la situation pour embrocher Esteban, n'eut le temps d'arrêter son geste. Il ne vit pas l'espagnol se baisser, au dernier moment, car libéré de la prise du brigand. C'est ainsi qu'un brigand en tua un autre !

Les autres hurlèrent des choses, au bout de clairière. Rah, il faisait trop sombre ! Le brigand était hargneux, la rage peut-être d'avoir tué son frère. Esteban n'était pas hargneux. Il était sur la défensive... Il s'en rendit compte. "Médaillon". Le mot lui revint. Il avait paré les attaques du bandit. Il ne savait encore trop comment l'attaquer. Foutues ombres qui cachaient la silhouette du bandit ! En même temps, s'il attendait qu'elles se dissipent, il n'était pas rendu. Alors il prit des risques. Avec un hurlement bien primaire, il lança une attaque, sur ce qu'il croyait être une faille dans la garde de l'adversaire. Son médaillon, ce qui lui restait de sa famille !

" Un sorcier ! Un démon ! " entendit-on, des autres bandits.

Désormais, c'était tout le corps d'Esteban, qui brillait, bien que plus faiblement au travers des habits. Ah, ça, il n'avait pas contrôlé. Tant mieux, au fond, ça lui permettait de voir l'autre ! Un autre qui était un peu... Surpris. Esteban multiplia les attaques. Le bandit recula, recula... Jusqu'à être collé à un tronc. Ses parades étaient maladroites. Esteban attaqua de son épée, l'épée fut parée. Mais le bandit n'avait plus rien pour protéger son torse de la dague d'Esteban. Et de un autre en moins !

Il se retourna alors, chose qu'il aurait dû faire plus régulièrement, au lieu de se fier à son ouïe. Mais les trois autres bandits ne les avaient pas attaqués. Ils prenaient la poudre d'escampette... Non ! Il ne fallait pas ! Ils allaient prévenir les autres... Esteban vit les deux bandits que Lucinda avait mis à terre. Il ne l'avait pas entendue prononcer son nom. Son médaillon... Non, il y avait des priorités ! Prudence oblige, Esteban acheva celui qui était blessé à la jambe, en revenant vers Lucinda.

"- Lucinda ! Il faut les rattraper, vite !"

Il siffla, appela "Guerrer", son cheval. Il l'entendit, au loin. Le cheval de Lucinda devait trainer avec. Il commença néanmoins à courir après les bandits, sans attendre les ordres de son chevalier...
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MessageSujet: Re: Bijou d'Espagne   Mer 15 Aoû - 13:31

Alors que les deux silhouettes se tenaient toujours dressées dans l’obscurité, une légère lumière commençait à émaner d’une des deux. Au moins, même s’il n’avait pas répondu de la manière dont elle le souhaitait, elle savait où était son écuyer. Le combat fut rapide, en quelques instants seulement, Esteban se débarrassa de son adversaire… Il avait de l’avenir ce garçon. Mais ?! Avant même qu’elle ait eu le temps de dire quoique ce soit, il appelait son cheval. Il courrait déjà mais avez-vous déjà essayé de courir avec des kilogrammes de métal sur le dos ? Oui ça n’est pas très efficace en effet… Elle ne parvint donc pas à poursuivre Esteban avant que son canasson ne le rejoigne. Et avant qu’elle eut le temps de lui crier de s’arrêter, il partit au galop. Elle l’interpella plusieurs fois, mais il ne se retourna pas. Il ne l’écoutait probablement pas…

La situation commençait à l’agacer, était-il idiot ou simplement trop téméraire pour réfléchir ? (Remarque, d’un certain point de vue, les deux pouvaient se rejoindre).

« Reviens là espèce d’hispanique tête-brulée ! Ca suffit ! » fut à peu près la seule chose qu’elle eut le temps d’hurler avant que le cheval alezan disparaisse avec son cavalier.

Courant vers l’endroit où elle avait attaché sa propre monture, derrière les branchages, elle lutta plus longtemps que nécessaire, à ce qu’il lui semblait, pour détacher les rennes emmêlés de la branche. Le temps qu’elle soit en selle et qu’elle parte dans la direction qu’avaient emprunté les brigands puis Esteban, trois minutes au moins s’étaient passées, ce qui leur laissait le temps de prendre de l’avance et de la laisser se perdre… Ah non ! Ça n’allait pas se passer comme ça ! Hors de question. Et dire qu’elle avait émis l’utopie de dormir un peu cette nuit.

Elle chevaucha au galop jusqu’à un embranchement, les deux chemins prenaient deux directions totalement opposées sous les arbres, toutes les deux s’éloignaient dangereusement d’Etelka … Après un bref instant d’hésitation, elle prit le chemin de gauche, qui montait plus haut dans la montagne. Les bandits n’avaient que peu d’intérêts à retourner vers la plaine : après tout ils risquaient la corde s’ils se faisaient prendre.
Des bruits étranges courraient parmi les branches, elle espérait que ce n’était que le vent et les chauves-souris, l’idée de rencontrer une bête plus grosse que cela ne l’enchantait guère à l’instant présent. Heureusement son cheval était rapide… Si seulement elle avait un moyen de vérifier qu’elle suivait la bonne piste, ce serait tout de même rassurant. Cependant elle ne voulait pas s’arrêter pour vérifier le sol : les ténèbres ne lui permettraient pas d’en apprendre beaucoup et elle perdrait du temps.

Elle continua au trot, essayant d’apercevoir quelque chose, et de mieux entendre les environs. Après tout une galopade, ce n’était pas si discret… Mais il n’y avait rien, que le silence…

Cela commençait à devenir inquiétant… Oh si elle retrouvait Esteban il risquait de passer un sale quart d’heure ! (Et c’était un doux euphémisme de le formuler ainsi). Soudain un bruissement de branches plus fort que les autres la fit se retourner. Trop tard… Quelque chose ou quelqu’un venait de lui tomber dessus. Elle se débattit, entraînant l’inopportun dans sa chute à terre. C’était visiblement un être humain, dont le visage était recouvert par une capuche de couleur sombre, indéfinissable dans le noir. Au bout de quelques instants de lutte, elle parvint à se dégager et à remonter à cheval. Elle partit sans demander son reste, il y avait plus urgent que tuer les bandits pour l’instant, mais au moins, cela la confortait sur un point : elle avait choisi la bonne route. Mais dans ce cas, où pouvait bien être partie cette tête de mule catalane ?

Elle ne comptait pas appeler, son armure faisait déjà suffisamment de bruit comme ça ! Ralentissant l’allure, elle décida d’explorer les alentours au pas, au cas où une faible lumière percerait par hasard à travers les arbres…
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Esteban-Diego Vivirando
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MessageSujet: Re: Bijou d'Espagne   Mer 15 Aoû - 16:54

A vrai dire, Esteban pensait Lucinda assez forte pour pouvoir sprinter avec son armure de plusieurs kilos. Si si ! Enfin, quand Lucinda l'enguirlanderait, cela lui semblera sans doute très logique.
Quand Guerrer l'eut rejoint, il n'y pensait pas encore. Grimpant sur sa monture, il la jeta au petit galop dans la forêt. S'il ne brillait plus, cela ne l'empêchait plus de distinguer les brigants, ces ombres qui gigotaient dans tous les sens et qui couraient devant lui. Sans plus faire attention au chemin qu'il prenait, il les suivait. Bien vite, le premier fuyard fut à leur hauteur. Esteban n'eut pas vraiment de mal à planter son épée dans le premier brigand venu. Par contre l'épée était si bien plantée qu'il faillit en tomber de sa selle. Il se retint au pommeau au dernier moment, et se félicita une dizaine de fois pour avoir aussi bien sanglé son cheval. Il se redressa. L'autre bandit avait lâché son arme pour courir plus vite. Esteban réitéra donc la manoeuvre: il lança Guerrer au galop. Mais cette fois-ci, arrivé à la hauteur du bandit, il fit brusquement ralentir son poney, et planta à nouveau son épée dans le brigand. Yesh, c'était fait, et il n'était pas tombé cette fois, même s'il avait été un peu déséquilibré. Il se sentait fier, victorieux ! Il se retourna:

"- Lucinda, voyez comme votre entrainement a porté ses fru..."

Ah, sauf que Lucinda n'était pas là. Esteban fit faire demi-tour à sa monture. Il réfléchit... N'y avait-il pas trois bandits fuyard ? Elle devait être avec le dernier bandit, non ? Il n'entendait rien... Il talonna son New Forest qui repartit au pas, par là où il était venu.
Esteban était aux aguets. Mais il n'entendait rien. Il n'entendit rien jusqu'à ce qu'une dague frôle son épaule, et aille se planter un peu plus loin. Aussitôt il se tourna vers l'endroit d'où elle provenait. Le bandit sortit de sa cachette, épée en main. Il se jeta sur Esteban et Guerrer. M'enfin le poney, il n'était pas sot, il esquiva le coup. Se faisant, mon catalan se retrouva juste au-dessus du bandit. Il planta profondément son épée dans son dos. Il y eut un étrange gargouillis, puis le corps retomba, sans vie. Esteban pria pour que ce fut bien là le dernier à l'avoir vu utiliser sa magie, et que ce n'en soit pas un autre. En retirant sa lame, il retourna le cadavre. Oui, c'était bien le plus jeune des bandits, celui qui lui avait sauté aux yeux. Bon, c'était ça de fait... Mon espagnol gardait néanmoins son épée hors de son fourreau, en revenant sur ses pas.

Il hésita à appeler Lucinda, mais quelque chose lui souffla qu'il ne valait mieux pas. Ils avaient attiré assez de bandits comme cela. Il se contenta de suivre le chemin... Bientôt, des bruits lui parvinrent. Cliquetis de métal et pas lourds d'un cheval. Lucinda ! Il la chercha des yeux... Un mélange de bruits. Lucinda serait-elle tombé sur un autre brigand, encore ? Pestant intérieurement, Esteban fit accélérer son poney. Au bout de quelques minutes qui lui parurent des heures, il retrouva sa chevalier. Jamais il ne l'avouera, mais cela le soulageait. Un instant il avait eu peur pour elle.

"- Tout va bien, Lucinda ? J'ai tué les trois autres qui m'ont vu briller... J'espère qu'ils étaient bien seuls. Sinon... C'est mauvais." fit-il, à mi-voix, laissant transparaitre une réelle inquiétude. Une part de lui était déjà assez chevaleresque pour culpabiliser si une information quittait Etelka par sa faute...

Son médaillon ! Il y re-pensa alors: il n'avait fouillé aucun brigand... Alors qu'à la base, c'était son premier sujet d'inquiétude. Son air soucieux n'en fut que renforcé. Eh mais... Est-ce qu'il n'était pas simplement sur lui...? Esteban, tête baissée, écoutait désormais Lucinda, en fouillant discrètement son cou, ses poignets....
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Lucinda Graves

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MessageSujet: Re: Bijou d'Espagne   Ven 17 Aoû - 12:39

Le cheval de Lucinda avançait doucement à travers les troncs. On ne pouvait vraiment pas parler de silence en revanche, les cliquetis de l’armure devaient s’entendre à des mètres à la ronde. Quelle idée avait-elle eu de la porter ? Bien sûr, tout ne s’était pas passé comme prévu mais elle savait très bien qu’elle était handicapée avec. La fatigue commençait d’ailleurs à l’engourdir et elle se serait volontiers débarrassée de quelques pièces, ne serait-ce que la cotte de mailles. Celle-ci était probablement l’élément le plus gênant de tout son attirail : cela ne tenait pas chaud en cas de froid et donc il fallait porter quelque chose en plus en dessous, ce qui était encore moins pratique, mais en plus, en cas de haute température, cela ne permettait aucune aération ! Le seul avantage était donc d’éviter de se faire blesser par une lame (oui car les flèches pouvaient la transpercer)… Décidemment, il faudrait qu’elle songe à se renseigner chez un forgeron si cela était possible d’améliorer le modèle. Cela ne serait pas un bénéfice que pour elle seule, beaucoup de chevaliers seraient libérés d’un poids superflu. Peut-être qu’une plaque de métal fin serait plus utile en fin de compte ? Il faudrait qu’elle y réfléchisse.

Un léger bruissement de feuille attira son attention. C’était assez lointain pour le moment, mais il lui semblait entendre un bruit de sabot frappant doucement le sol terreux. Celui-ci était si meuble qu’il étouffait bien les bruits de pas en tous genres, c’est pourquoi elle en déduisit que le cheval portait un cavalier. Le poids des deux cumulé était trop grand pour qu’ils avancent parfaitement en silence. Finalement, alors que le bruit s’intensifiait et se rapprochait, Esteban fit irruption sur son valeureux destrier, l’air un peu perdu. Elle lui répondit, d’un ton légèrement sec et réprobateur :

« En ce qui me concerne tout va bien, mais si tu t’avises de recommencer ce que tu as fait, je pense que je ne pourrais pas en dire autant de toi… »

Il avait l’air d’avoir eu sa dose d’entraînement pour la soirée, mais les événements l’avaient trop agacée pour qu’elle laisse passer cela sans rien faire.

« Et puis, il n’y avait nul besoin de courir comme ça… Qui auraient cru de pauvres brigands pareils ? Et en quoi UN SEUL sorcier témoigne-t-il de la position d’une ville entière ? »

C’était pour le côté rationnel. Il lui fallait des arguments après tout sinon sa colère prenait le dessus et elle perdait toute trace de calme au moindre prétexte. Et elle détestait ça, et le pauvre Esteban ne méritait pas de subir sa fureur, même les bandits ne l’auraient pas mérité d’ailleurs.

« D’ailleurs, il faut finir l’entraînement, descends de ton cheval. »

Alors qu’elle disait cela, elle-même ne bougea pas d’un poil. C’est qu’elle n’avait pas précisé de quel type d’entraînement il s’agissait. Puisqu’il avait ce soir pratiqué l’escrime, l’équitation, et visiblement la lutte, et qu’il avait tendance à partir un peu vite sur ses grands chevaux, aussi littéralement que possible, il ferait le reste du chemin à pied. Cela ne pourrait pas lui faire de mal.

Cela n’avait d’ailleurs pas l’air de l’enchanter, pas l’air du tout, mais elle ne considérait pas cela comme un abus de pouvoir, c’était au contraire une punition très clémente pour le manque d’obéissance et de présence d’esprit dont il avait fait part. S’il était trop impulsif il ne pourrait jamais combattre en groupe et hélas, la tâche principale des chevaliers était de prendre part aux batailles, et elles se faisaient rarement en un contre un. Il fallait par conséquent un bon sens de la discipline même si l’improvisation n’était pas mal vue.

Alors qu’ils continuaient à travers les troncs, les étoiles s’effaçaient lentement et la Lune descendait. L’aube arriverait bientôt, probablement dans l’heure prochaine. Eh bien, cela prenait plus de temps que prévu de s’entraîner et de courir après des renégats… Pas étonnant que dormir et ôter cette horreur de cotte de mailles deviennent des obessions.
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Esteban-Diego Vivirando
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MessageSujet: Re: Bijou d'Espagne   Sam 18 Aoû - 19:24

Bref, Esteban-Diego s'est fait enguirlander.
Il est étrange de commencer un rp par "bref", mais c'était exactement ce qui passait dans la tête d'Esteban une fois que Lucinda lui eut donné son dernier entrainement. Cette réprimande n'était pas de celles qui font beaucoup de bruit mais dont on peut se protéger en se bouchant les oreilles. Non, c'était de simples phrases, mais dont le contenu était lourd de menaces et de reproches. Esteban était de ces enfants rares mais précieux que les reproches atteignent plus que les menaces. Il trainait les pieds, tirant son cheval par la bride., tête basse, en remuant un monologue intérieur où il expliquait que la prudence était très importante et qu'on lui avait toujours dit que personne ne devait les voir, que les brigands ont des familles, ect... S'il était pénible de marcher, il était plus pénible encore de marcher avec un cheval, car ce dernier ne suit pas toujours, ou pas à votre rythme, parce qu'il ne peut pas être à votre hauteur, comme par hasard... Et s'il y avait une chose qu'Esteban n'avait pas entrainé avec Guerrer, c'était bien la marche côte à côte. A vrai dire il ne s'attendait pas à faire cela un jour.

Revenus dans la clairière, il demanda à Lucinda une pause. Là, il fouilla les brigands. Il y en avait bien un qui avait son collier, et Esteban remarqua qu'en un endroit la chaîne semblait brisée. Ouch. Il mit son collier dans sa botte. Cela lui avait permis également de trouver un chapelet, et quelques piécettes. S'il se sentait rapace en faisant cela ? Pas du tout. Etelka ne survivait que grâce à ses pillages et vols avec l'extérieur, pour le moment. La cité n'était pas encore capable de vivre totalement en autarcie. Et puis, ces brigands les avaient bien pris à quelqu'un, ce n'était pas comme s'il volait un innocent. Si ç'avait été un parfait inconnu, qui ne l'avait pas attaqué, il aurait eu plus de remord.
Esteban ne plaisantait pas avec les morts.

C'est ainsi que se termina l'entrainement nocturne de Lucinda et Esteban-Diego. L'aube approchait, il n'aurait que peu, très peu de sommeil. Esteban se proposa de le rattraper dans l'après-midi, s'il avait le temps. La journée allait peut-être être un peu plus dure que prévu, mais cela valait la peine. Il avait appris ce soir des choses qu'il n'aurait jamais pu apprendre dans un entrainement lambda, et puis... Il s'était vraiment battu. Etrange, comme il avait réussi à tenir plusieurs mois sans se faire attaquer et comme tout à coup on le surprenait. Mais maintenant, il savait à quoi ressemblait vraiment un combat. Il avait l'impression de n'avoir réussi celui-là que par chance, avec maladresse. Il avait hâte de se battre à nouveau, et cette fois-ci, avec plus d'assurance....
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MessageSujet: Re: Bijou d'Espagne   

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