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 La muse d'Aquitaine

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Melissandre d'Aquitaine
l'Oréal, parce qu'elle le vaut bien
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Métier : Duchesse

MessageSujet: La muse d'Aquitaine    Ven 17 Aoû - 22:13

Mélissandre D'Aquitaine



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ÂGE: 20 ans

MÉTIER:Duchesse, issue d'une longue lignée, cette frêle jeune fille s'est vu forcée de fuir ses terres. Cavalière solitaire et traquée, elle s'efforce tant bien que mal d'exister dans un monde rude et hostile pour une jeune fille seule.

SPECIALITÉ: Muse

LANGUES PARLÉES : Français (langue maternelle), Allemand et Espagnol


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Indépendante, cet adjectif sonnerait comme une évidence si on ne devait la réduire qu'à un seul qualificatif. Un trait mal perçu pour une femme de l'époque, noble qui plus est. Réfractaire à l'autorité depuis sa tendre enfance, elle n'a jamais accepté de devoir se mettre à l'ombre d'un homme pour exister. Les hommes, elle ne les aimes pas ! Ils sont lâches, stupides, vicieux, bestiaux, violent et égocentriques ! Il y a longtemps qu'elle s'est jurée que leur sève ne coulerait plus jamais entre ses jambes. Pourtant, elle est bien forcée de l'admettre, il arrive qu'ils lui soient fort utiles pour se tirer d'un mauvais pas. En grandissant, elle s'est vite rendu compte de l'effet qu'elle produisait et essaye d'en tirer avantage quand elle le peut.

Derrière sa bonne éducation, elle a le verbe facile et l'intimidation n'a que peu ou pas du tout d'effet sur elle. Provoquer est un plaisir dont elle se se lasse pas. La jouvencelle maitrise fort bien l'art de la parole et, sans hausser la voix, sa répartie piquante parvient à troubler plus d'un orateur.

En surface, elle apparait comme une jeune fille charmante au premier abord. Aimable et cultivée elle fera tout pour vous être agréable jusqu’à ce que vous lui donniez une raison de ne plus l’être.

Derrière son amabilité apparente, on sent malgré tout que la jeune fille ne baisse jamais totalement sa garde. Très observatrice et d'une intelligence analytique, il y a peu de détails qui lui échappent lors d'une conversation ce qui lui permet facilement de déceler lorsqu'il y a anguille sous roche. Faute de ne pas savoir se glisser dans les pensées des autres, elle parvient facilement à détecter sinon leurs intentions, au moins leur état d'esprit.
Même si elle s'applique à ne pas le montrer, cette attention permanente au moindre des détail tient parfois de la paranoia, tant elle se montre méfiante et soupçonneuse envers ceux qui croisent son chemin.

La jeune fille avance seule et ne fait confiance qu'a elle même. Il est rare sinon exceptionnel qu'elle se livre a quelqu'un. Si il s'agit d'une tache qu'elle peut mener à bien seule, elle rechignera également à accepter une quelconque aide.






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Comment définir ce corps si frêle animé par à la fois tant de force et tant de vulnérabilité ? Méfiance et défiance, son regard en est saturé. La damoiselle ne baisse jamais sa garde et quoi qu'il arrive ses sens demeurent en alerte.

Malgré cette vigilance constante, typique des va nu pied de l'époque, il est cependant aisé de deviner que l'on a affaire à une aristocrate. Sa peau blanche et délicate, son port de tête altier, ses gestes lents et mesurés sont autant d'indices qui nous renseignent sur son passé. Quand bien même une personne en douterait il lui suffirait simplement de regarder ses mains. Fines aux longs doigts élancés dont les ongles semblent ne jamais avoir connu le préjudice de la terre.

Mélissandre est séduisante. Trop pour être innocente. Elle incarne aux yeux de tous cette icône inquietante et diabolique de la femme fatale. Son corps fin, ses dents blanches, sa poitrine ferme et haut placé, son visage enchanteur derrière ses taches de rousseur, ses longs yeux gris aux cils démesurés... Tout semble avoir été fait dans le seul et unique but de fasciner les hommes. Son visage d'une finesse aristocratique correspondrait parfaitement à l'idéal de l'époque si ce n'était ces lèvres pulpeuses, trop pleines et sensuelles pour ne pas être l'oeuvre du démon.

Un défaut de son apparence pourrait peut être résider dans une tache de naissance qui s’étale sur une grande partie de son avant bras. Aussi a elle pris l'habitude de ne jamais découvrir ce fragment de chair.

Sa dernière particularité physique ne pouvait qu'achever de la désigner comme un morceau de choix auprès de l'inquisition. Cette chevelure abondante et cuivrée, aussi crêpue que celles des sarrasins, rappelait de façon troublante les flammes de l'enfer. Grand raison eut elle de la dissimuler derrière une épaisse capuche noire lors de son exil.




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Un vent de clameur s’éleva à l’interieur de l’assemblée. Des exclamation, d’abord enchantées, ensuite surprises se succédaient au fur et a mesure que les gens prenaient conscience de ce qui se tenait devant eux.
La mère, épuisée par tant d’efforts s’était évanouie avant même que le cordon ombilical soit coupé.
Tous les regards étaient rivés sur ce petit bout d’être ridé, aux yeux clos qui, les poings fermés semblait hurler sa rage d’être en vie.
Son petit crâne mouillé qui commençait à sécher révélait peu à peu des touffes de poils d’une vive couleur orangée. Enfanter une fille d’Eve sans avoir encore pu donné d’héritier constituait déjà une nouvelle regrettable. Mais cette nouvelle ci créerait d’autant plus de perplexité.

A ce temps là, même si l’inquisition exerçait encore un pouvoir limité, les superstitions elles, restaient bien présentes. La vue de ces quelques mèches incandescentes suffisait donc à soulever un sentiment d’hésitation partagée.

On préféra faire mine de se réjouir de cette nouvelle naissance qui, bien que féminine n’en assurait pas moins une descendance au souverain des lieux. L’enfant fut baptisé presque aussitôt après l’accouchement afin d’être certain que le diable ne puisse s’en emparer.

Ensuite on le confia à des nourrices. C’était un bébé comme les autres, goulu et souriant à la différence qu’il semblait posséder un don inné pour se faire aimer. Ses grands yeux gris ouverts en permanence semblaient vouloir avaler toute personne qui se penchait sur le berceau.

La petite fille grandit dans une foi stricte et catholique. On se rendit vite compte que son caractère était des plus affirmés et qu’il était difficile de lui imposer des règles. Malgré les corrections, le feu de la discorde déjà présent dans sa chevelure ne cessait de prendre de l’ampleur sur le terrain de son âme brûlante, ce qui inquiétait son père au plus haut point. L’enfant hermétique aux coups comme aux menaces se contentait de le fixer avec défi lorsqu’elle en recevait.

Comme il était d’usage pour une jeune fille de bonne famille, l’enfant recevait quotidiennement la visite d’un précepteur et d’une gouvernante, chargée de lui apprendre les rudiments qu’une bonne épouse se devait de connaitre. Privilégié de son époque, Mélissandre, en même temps que L'espagnol et l'Allemand apprit à lire, à écrire et même à chevaucher mais aussi et surtout à coudre et à broder.

Jamais elle ne connu le manque ni ne dut travailler pour subvenir à ses besoins. La sueur du peuple y suffisait amplement. Elle grandit si l’on peut dire dans un cocon fermé coupé de la souffrance du monde. En échange elle n’avait que trois impératifs qui pour elle étaient déjà de trop. Beauté, Chasteté et Obéissance.

Lorsqu’elle eut 14 ans, son père décréta qu’il était temps pour elle de se marier et de quitter le domicile. La dot revint à un de ses vassaux, duc en Aquitaine, en récompense à un acte de bravoure lors d’une bataille qu’ils avaient menés côtes à côte des années auparavant.

L’homme en question, veuf depuis des années ne devait pas être éloigné de la soixantaine. Le regard vif et le muscle saillant, il faisait partie de ces hommes qui ne connaissent pas la défaite. Son seul regret dans son existence était de ne pas avoir eu d’héritier mâle pour lui succéder.

Il trouvait la jouvencelle très à son goût depuis qu’il l’avait revue. Il connaissait Mélissandre depuis sa naissance et lui avait toujours témoigné beaucoup de sympathie, lui offrant souvent de petits cadeaux lorsqu’il la voyait. La petite fille l’appréciait mais l’idée d'etre marier à lui la rendait pantoise d’incrédulité.

Le mariage eu lieu dans la semaine et c’est avec appréhension que Mélissandre fit route sans le savoir vers ce qui allait être sa prison durant les quatre années à venir.

La jeune fille ne connaissait rien de l’amour ni du plaisir charnel. Le duc se mit donc en devoir de les lui enseigner dès le premier soir.
Elle eu beau se débattre, ses petits poings n’étaient rien comparé à la force de son agresseur. Ses poignets étaient si fin que le duc n’aurait eu aucun mal à les briser entre deux doigts si il l’avait souhaité. Terrifiée, elle n’avait aucune idée de ce qui l’attendait et les baisers qui recouvraient son corps lui apparaissaient comme autant de limace baveuses sur sa chair.
Elle eu mal. Une douleur aiguë comme elle n’en avait jamais ressentie de pareille. Le duc prit ses hurlement pour de la jouissance et continua avec d’autant plus de conviction. C’était comme si on lui enfonçait un poignard aiguisé entre les deux jambes. Si à cet instant on lui avait dit que cet acte pouvait mener à l’extase elle aurait sans doute rit. Encore maintenant l’idée qu’un tel acte puisse apporter une jouissance lui est tout simplement inconcevable.

Il recommença le lendemain. Ce fut pire. Sans doute était elle d’autant plus crispée maintenant qu’elle savait ce qui l’attendait ? Le duc était plus fort qu’elle et lui résister ne semblait qu’attiser son désir. Mélissandre se sentait plus souillée au fil des jours. Se défendre ne lui amenait que des coups de la part de celui qui ne supportait pas qu’on lui résiste. Elle était abasourdie de découvrir que celui qu’elle affectionnait tant autrefois pouvait soudain se transformer en un être aussi ignoble.

Le château était grand, mais elle n’avait en aucun cas le droit de sortir des lieux ou alors accompagné de très près. Devant son tempérament indocile, son mari avait préféré ne pas prendre de risques.

La jeune fille passa 4 années dans cette prison dorée, sans que les agressions quotidiennes du duc n’aient d’influence sur son cycle menstruel. Cela rendait l’homme fou de rage mais il fut bientôt forcé de se rendre à l’évidence : son épouse était stérile.

Dès lors il devint plus distant avec elle. Sans bannir pour autant les instant durant lesquels il s’emparait de sa chair. Il semblait à la jeune fille que ces minutes étaient devenue plus violentes encore qu'auparavant. Peut-être la fureur d’avoir été trompé sur la marchandise ?

A la cour, la jeune fille devenait de jour en jour plus solitaire. En 4 années elle avait apprit à ne se livrer qu’à elle-même et à ne faire confiance à personne d’autre.
Il était indéniable que, depuis son arrivée, la petite fille un peu chétive s'était muée en une créature d'une beauté éblouissante ! Son image provoquait enchantement mais surtout fascination sur son entourage. De nombreux artistes à la cour avaient béni son arrivée telle un cadeau du ciel, tant ils avaient l’impression de créer des merveilles en sa présence.
On la surnomma « la muse de feu » en référence à sa chevelure et elle jouit bientôt d’une certaine renommée dans le milieu artistique. Jamais on ne vit tant de peintres, sculpteurs ou mêmes musiciens défiler à la cour d’Aquitaine dans le but d’apercevoir la maîtresse des lieux.

La jeune fille répondait à ces louanges par une amabilité cordiale mais essentiellement mêlée d’indifférence.

A ce moment là, l’inquisition commençait à prendre de plus en plus d’ampleur. On entendait parler de plus en plus souvent d’hérésie et de crémation pour sorcellerie. Les roux comme les gauchers étaient pointés du doigt et une femme qui avait le malheur de trop plaire son entourage était accusée de détourner les hommes du divin. Dans le duché, la rumeur de son infertilité avait vite eu fait de semer le doute et cela ajouté à son charme qu'on disait diabolique et à sa chevelure cuivrée, de lourds soupçons commençèrent à peser sur elle.

Le grand inquisiteur en personne entendit bientôt parler d’elle et ordonna de mener une rafle dans le duché.
Le duc ne pu que se résigner à laisser partir son épouse, et Mélissandre se retrouva attachée sur un cheval, les yeux bandés.

Elle fut mise nue devant un prêtre dont le regard s’arrêta en premier sur la tache de naissance de son avant-bras.

-Inutile de chercher une marque invisible cette fois. La trace que nous cherchons, elle est ici !
Sans crier gare, il y enfonça son aiguille qui transperça sa peau.

Il y eu quelques secondes de flottement, ensuite le sang commença à perler. Le prêtre recommença à plusieurs autres endroits sur la marque, semblant chercher quelque chose.
Au bout d’une dizaine de minutes, il poussa un grognement de satisfaction. Le bras de Mélissandre était en sang et à chaque piqûre elle avait du se retenir de hurler.

On la traîna dans un cachot sombre tout en lui signalant que si elle survivait à l’épreuve du lendemain, elle grillerait sur le bûcher.

Lorsque ses yeux se furent habitués à l’obscurité, elle se rendit compte qu’elle n’était pas seule et qu’une jeune femme l’observait de loin apparemment réservée au même sort qu’elle.
C’est avec terreur qu’elle apprit ce qui l'attendait le lendemain. Elle serait enfermée à l’interieur d’un tonneau transpercé de pointes en toutes part et balancée sur le haut d’une pente abrupte. Si elle mourrait cela prouverait son innocence, sinon cela confirmerait les accusation.

Elle cogita toute la nuit afin de trouver un moyen d’y réchapper. Une position dans laquelle elle risquait moins d’être blessée. Le lendemain, sachant ce qui l’attendait, elle s’était préparée à l’épreuve du tonneau. Elle blêmit en apercevant la pente rocailleuse qui se prolongeait sur une cinquantaine de mètres.

Le tonneau était assez grand pour elle mais les pointes si enfoncés qu’elle sut qu’elle ne devait pas fléchir de cinq milimètres.

Peut être est ce Dieu qui voulu qu’elle en réchappe ? La seule chose de sûre fut que sa survie tint du miracle lorsque le tonneau s’écrasa contre les rochers. Quelques cavaliers qui l’attendaient en bas s’approchèrent prudemment de ce qu’ils pensaient être une carcasse. L’un deux abandonna son cheval pour se rapprocher des décombres.
Projetée à quelques mètres, le corps de la jeune femme étonnement conservé paraissait ne plus respirer. A l’instant ou il allait poser la mains sur son pouls, elle ouvrit les yeux. Le cavalier fut tout tout d’abord désarçonné par l’intensité du regard qu’elle portait sur lui. Il ne vit pas le poing s’abattre dans ses testicules et lorsque la douleur lui permit de se relever, la duchesse avait déjà sauté sur son cheval, poursuivie par ses compagnons.

Elle n’avait subit que des blessures superficielles et semblait plus décidée que jamais à défendre sa vie et surtout sa liberté. Elle entraina ses assaillants à travers un bois touffu et au bout d’un long moment, parvint à semer ses poursuivants.

Ce fut le début d’une longue errance à travers l’Europe. La jeune fille chevauchait vers l’est, volant des provisions lorsqu’elle en trouvait et tentant de survivre seule... Lors d’une escale dans une ville, ses charmes avait servis à se faire offrir une confortable cape de voyage ainsi qu’un arc et des flèches.
Poussée par la nécessité, elle devint rapidement une redoutable chasseresse, du moins assez pour manger de façon régulière. Par des histoires de Ménestrels lui était parvenu la rumeur d’une ville située au nord du lac Balaton, utopie pour les gens de son espèce et à l’abri de la fureur des hommes.

Elle chevaucha durant deux années entières, apprenant chaque semaine un peu plus de la vie, ne se liant jamais plus que quelques jours et multipliant les rencontres, amicales ou non. Avec le temps, elle développa rapidement un solide instinct de survie.

A ce jour elle erre toujours, non loin des terres d’Etelka. Se trouvera il une âme pour la guider jusqu'à son but ?







Depuis combien de temps faites-vous du rp? Quelques années...
Comment avez-vous connu le forum? Par un membre
Auteur de l'avatar : Elżbieta Brożek







Dernière édition par Melissandre d'Aquitaine le Jeu 23 Aoû - 10:59, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: La muse d'Aquitaine    Lun 20 Aoû - 22:27

Fiche terminée Smile
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Nemo
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MessageSujet: Re: La muse d'Aquitaine    Mar 21 Aoû - 18:04

Bienvenue !

C'est une belle fiche que tu nous proposes là, et nous n'avons aucune raison de ne pas te valider !

Nous te souhaitons un bon RP parmi nous ! Tu intègres le groupe des Pèlerins, ta spécialité "Muse" est acceptée. 40 points de spécialités vont être crédités sur ton compte, tu pourras les affecter en combat ou dans tes spécialités ou encore les conserver au chaud pour l'avenir.

Bon jeu à toi !
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MessageSujet: Re: La muse d'Aquitaine    

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