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 Livre II : Le contexte en jeu (lecture obligatoire)

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Nemo
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MessageSujet: Livre II : Le contexte en jeu (lecture obligatoire)   Jeu 2 Aoû - 16:31



PARTIE2 : LE CONTEXTE EN JEU


La lecture de cette partie du contexte est nécessaire à la bonne compréhension de l’ambiance en RPG. Prenez donc bien le temps de le lire en entier avant de faire votre fiche de présentation. Vous y apprendrez comment on vit à Etelka, et quelles sont les croyances de ce peuple meurtri.

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MessageSujet: Re: Livre II : Le contexte en jeu (lecture obligatoire)   Jeu 2 Aoû - 16:32

Section 1 : L'histoire




. A/ La naissance de la cité

Le monde paysan a toujours cherché des boucs émissaires pour expliquer catastrophes, épidémies et mauvaises récoltes. Au Moyen Age, l'Eglise va utiliser des affaires de sorcellerie de campagne en leur donnant une dimension métaphysique démesurée. Alors que les dénonciations ne parlent que de blé grêlé, de lait tourné, d'enfants ou de vaches malades, les Inquisiteurs recherchent (et trouvent au moyen de la torture…) des hérésies compliquées, des pactes démoniaques cabalistiques inconnus du peuple, des analphabètes reconnaissent - en patois - invoquer des démons aux noms grecs ou hébreux…
La femme devient une victime arbitraire. Dieu avait dit à la femme: "Je multiplierai tes souffrances ; tu enfanteras des fils dans la douleur ; ton désir se portera vers ton mari, et il dominera sur toi". La femme est responsable du péché originel, et donc, coupable des maux du monde.

A l'époque, les femmes sont surveillées par le mari ou par le prêtre, car leurs mœurs et leur moralité sont naturellement mises en doute. Leur sexualité faisait peur, car on ne les comprenait pas. Ce sont les femmes, livrées à elles-mêmes, qui ont développé la médecine par les plantes, car les médecins ne se préoccupaient pas de soigner les femmes. Ces pratiques contribueront à en faire quelqu'un dont il fallait absolument se méfier et firent rapidement l'objet d'enquêtes lors de passages d'inquisiteurs dans les villes et les villages. Pendant longtemps la défense des "sorcières" était d'affirmer qu'elles étaient folles et irresponsables, leurs bonnes connaissances des plantes, étaient la preuve certaine qu'elles n'étaient pas si simples d'esprit…
Mais, même si la majorité des victimes sont des femmes, les hommes n'échappent pas à la répression.

Véritablement des sorcières ? Pas toujours. Avec le recul temporel que nous avons, nous savons que de tels actes n’étaient pas possibles et qu’un être humain ne pouvait pas être responsable du gel prématuré ou de la maladie d’un animal (pas volontairement du moins). Néanmoins, au 15e siècle, certains jésuites accompagnant et confessant les victimes jusqu’au bûcher savaient bien que toutes étaient innocentes de ce dont on les accusait. D’autres pouvaient être tout aussi lucides parmi la population, malgré la démonisation du diable (qui était avant uniquement une figure de ridicule dont on se moquait), le mythe des sorcières (alliées du Diable) et la crainte des enfers comme punitions aux péchés commis durant la vie et dont on devrait répondre au jugement dernier.

Vous interprétez donc ces sorciers et sorcières accusés injustement. Regardés de travers, maltraités, dénoncés arbitrairement, blasphémés, capturés, jugés et condamnés sans pouvoir exposer de défense. La mort était souvent ce qui les attendait. Ils devaient donc fuir avant d’être capturés ou s’échapper s’il n’était pas déjà trop tard. Pour l’écriture de l’histoire de votre personnage, vous pourrez vous baser sur tout ce que vous trouvez de relatif à la chasse aux sorcières sur internet ou dans des livres, dvd, etc… Cette première base du RP est totalement réaliste et historique : la crainte satanique, les tortures, les procès, l’inquisition doit être réaliste au regard des événements de l’époque. Attention aux anachronismes. Il s’agit de la seule base réelle du forum. Certain nom ou références bibliques pourront être réalistes, néanmoins, tout le reste du contexte, dès lors que l’on entend parler du refuge d’Etelka, est inventé et non conforme à l’Histoire telle que nous la connaissons.

Pourchassés, les sorciers devaient fuir. Certains passèrent beaucoup de temps dans la forêt, en ermite ou bien en groupe. Ils marchèrent pour ne pas se faire repérer, se nourrirent de cueillette, de chasse et de larcin. Ils apprirent à utiliser les plantes, notamment pour la médecine. Certains, poussés par une rage folle, allèrent même jusqu’à délivrer quelques prisonniers condamnés avant leur exécution pour narguer l’inquisition ou sauver des vies qui allaient injustement être prises. Ainsi, les groupes grossirent et se rejoignirent. Ils cheminèrent petit à petit, et sans le savoir, chaque groupe, chaque homme, convergeaient vers une seule et même destination, comme guidés par un instinct infaillible. Ce point, c’est la cité d’Etelka. Chaque jour, de nouveaux sorciers y arrivent seuls ou accompagnés. Ces nouveaux arrivants, ce sont les membres s’inscrivant progressivement. Les dits sorciers investirent les lieux, à savoir une vielle église abandonnée et quelques tourelles qu’on répara et agrandit. On creusa des galeries souterraines. On érigea des tours et des remparts, créant ainsi une forteresse.

Le peuple présent du début se trouva dans l’obligation de former une hiérarchie pour faire régner l’ordre. Le premier roi fut nommé au vote à main levée, après maints débats et démonstrations de force. On nomma un homme juste, un ancien évêque qui avait confessé des condamnés avant de ne plus accepter de laisser mourir des innocents. Ayant acquis une certaine notoriété et une forme de sagesse que peu pouvaient comprendre, on préféra mettre à la tête du royaume un homme cultivé (rappel : savoir lire n’est pas donné à tout le monde à l’époque) qu’un tas de muscle ou un avide de pouvoir. La Constitution n’est pas différente de ce que l’on connait à l’époque : une monarchie absolue. Si de nos jours, on peut crier contre un régime despotique, au 15e siècle, c’est normal. Il est déjà incroyablement extraordinaire que le roi aie été élu au suffrage universel. Pour rappel, dans bien des pays, le peule était divisé en trois : clergé, noblesse, tiers état, et chaque partie comptant pour une voix. De plus, les femmes n’avaient pas le droit de vote. Elles l’ont néanmoins eu ce jour là. Remettre en cause la monarchie n’est donc absolument pas au goût du jour et bien au contraire. Le peuple est heureux d’avoir pu choisir un roi qu’ils respectent et honorent.

Beaucoup ont connu le roi avant qu’il ne soit élu. Shane Hawkins était évêque, il confessait des condamnées à morts par l’Inquisition. Il ne fut pas le premier à comprendre que les accusés étaient innocents mais fut des rares à dénoncer le fait et à se dresser contre sa Sainteté le Pape. Menacé par l’Eglise, tourmenté dans ses actions et ses croyances, il ne parvint pas à suivre les ordres et être en paix avec son âme. Il fut excommunié et condamné également. On le sauva du bûcher et quand bien même il avait rompu avec l’Eglise, il demeurait celui qui prêchait la bonne parole, non plus celle du Christ mais celle des bonnes mœurs nécessaire à une vie collective épanouie.

Le roi s’entoura de 9 prêtresses dévouant leur foi et leur loyauté à leur maître. Ce sont des femmes érudites ou savantes, toutes plus sages et justes les unes que les autres. Comme le roi, elles ont un pouvoir politique et religieux suprême. Chacune d’elles a ses affinités et son domaine de prédilection. Peut-être croiserez-vous le chemin de la Gardienne aux Poupées ou bien celui de la Semeuse à la main Fertile. Le Roi, ou au moins l’une des prêtresses, est toujours présent à la salle du trône, à toute heure, afin de répondre aux demandes que le peuple pourrait formuler.

Les chevaliers protègent leur seigneur ainsi que le royaume des attaques internes comme extérieures à la cité. Ils sont très respectés dans le royaume : leur titre honorifique témoigne de leur bravoure et de leur âme chevaleresque reconnue par l’adoubement auprès du roi. Ils sont la puissance et l’ordre. Ils sont loyaux envers leur souverain et respectueux envers chacun.

La noblesse vit à la cour, choisi par le roi pour leur talent, leur courage, leur réflexion ou leur patience. Tous ont une valeur ou une aura qui oblige le roi à s’entourer d’eux. Certains bons orateurs, quelques profiteurs, et quelques vicieux sont introduits parmi eux, pour une raison que seul le roi semble connaître. Le reste du peuple sont soit de riches bourgeois, marchands ou artisans, soit des paysans travaillant la terre et les bêtes, soit des pêcheurs trouvant leur richesse dans les fonds de l’immense lac. Tous sont utiles à la société.

Ainsi la vie s’organisa à Etelka : on agrandit la cité, on fouilla les lieux, on y trouva bien des choses étranges : objets magiques en tous genres, des bois en forme de baguettes, de vieilles catacombes, et tout vestiges rappelant les civilisations antérieures. Parmi ces objets, on trouva deux livres étranges. Un grimoire au dialecte peu connu et un carnet écrit à la main, en des temps différents, par des auteurs différents qui semblaient s’être succédés. On les porta au roi sachant lire. Celui-ci se retira plusieurs jours et plusieurs semaines pour les étudier puis réunit à la cour tout son peuple pour proclamer le discours suivant.

« Peuple d’Etelka, mes chers amis, je vous réunis en ce jour pour une raison que nul ne doit ignorer. Bien des rumeurs ont circulé, et si mon absence prolongée vous a inquiétés, je vous prie de m’en excuser. Voyez-vous, j’avais d’excellentes raisons d’agir de la sorte.
Il y a quelques semaines, il m’a été rapporté deux livres d’une importance incroyable. J’ai appris beaucoup de choses sur Etelka, son histoire, sa raison d’être etson but aussi. J’ai pris connaissance de l’un de ces deux ouvrages, le second demeure encore obscur par endroit. Néanmoins, je vais vous faire part de ce que j’ai pu comprendre jusqu’ici.

Nous ne sommes pas les premiers à fouler ce sol, et par la suite vous comprendrez pourquoi j’espère que nous serons les derniers. Il y a plusieurs centaines d’années auparavant, on bâtit une église, celle où nous sommes réunis aujourd’hui. Elle était dédiée au culte chrétien. Vivaient ici un clergé bienveillant et respectueux, plongé dans l'absolue dévotion envers Dieu. Leurs prières étaient réclamées et chacun des villages alentours venaient les solliciter pour se faire bénir. Il n'était pas plus religieux que ces hommes, si ce n'est un. Un seul d'entre eux qui eu le malheur de rêver et de croire ce qui n'était pas permis de croire. Il disait qu'on lui avait soufflé dans le creux de l'oreille l'histoire d'une mythologie païenne. Contre son hérésie, on eut recours à l'exorcisme le plus radical. Mais sa foi perdue et son inflexible attachement pour ces rêves dont il parlait ne lui permirent aucun sauvetage et il succomba dans les atroces souffrances de la torture.

Ses rêves auraient pu partir avec lui si l'un des frères ne se mit pas à la tâche d'écrire tout cela. Des nuits et des jours entiers, il passa à écouter le pauvre fou, notant chaque détail pour retracer l'histoire de ces enfants d'Helems. Bien des jours et des années plus tard, il poursuivait cet ouvrage dans le plus grand secret, l'obstruant de ténébreux arcanes que je n'ai pu comprendre entièrement à ce jour. Et lorsqu'il termina cette Bible qu'il appelait Leriths, il l'enterra dans les sous-sols de l'église avec son récit pour qu'un jour prochain d'autres viennent ici et comprennent l'histoire qui les avaient conduit là. Car il savait que d'autres reviendraient. Et il avait raison.

Il s'écoula plus d'un siècle avant que le l'on remette les pieds en ce lieu. C'étaient des gens comme vous et moi, guidés par un instinct incompréhensible, en quête d'un refuge où ils pourraient enfin trouver la paix. Ils investirent les lieux, construisirent la grande tour et pillèrent les alentours pour vivre. Lorsque vint la révolte, ils y succombèrent rapidement. Ils avaient néanmoins trouvé ces livres, mais moururent avant de pouvoir les comprendre et connaître la raison de leur présence ici.

Des siècles passèrent encore, et firent place à l'arrivée de nouveaux nomades à la recherche d'un refuge. Ils maîtrisaient cette même magie étrange que vous et se posaient les mêmes questions que vous : pourquoi me hait-on ? Pourquoi suis-je capable de faire bouger des objets ou trembler les murs ? Leur roi trouva ce livre, mais il en fit fi. Il ne se préoccupa pas des conseils de ses prédécesseurs. Il construisit des tours plus grandes encore, et lorsque vint la guerre, il ne put garder sains ses remparts et sa civilisation disparut.

Jusqu’à nous. Nous nous sommes installés ici, vous avons fait croitre la cité et nous découvrons à notre tour ces livres. C’est un bien précieux que nous devons conserver, à la lumière des erreurs de nos prédécesseurs. Nous devons tirer des conclusions des erreurs de nos prédécesseurs pour ne point disparaitre à notre tour. Il faut pour cela que je vous parle de Leriths. Car cette mythologie a, à mes yeux, un lien certain avec notre histoire.

Au commencement, il n’y avait que néant. Toute chose n’avait d’existence. Les ténèbres régnaient sur un monde vide et monotone. Meleph, dieu primordial, était le maître de ce triste royaume et il s’ennuyait. Un jour, l’un de ses cheveux tomba dans l’eau, créant des ondes à la surface qui se propageait indéfiniment. Il trouva cela bon. De ses cheveux naquit Ollin, dieu des cycles. Il fit le jour et la nuit, l’ombre et la lumière. Il alterna les saisons, créa le temps.

Puis Meleph fendit les abysses de la terre. D’une déchirure vinrent au monde Idiaa, déesse des eaux et Elohim, Dieu de l’air et des Cieux. Ces deux frère et sœur se partagèrent le monde. Leurs disputent fraternelles les divisaient, éloignant le ciel de la surface de l’eau. Mais lorsqu’on portait son regard au loin, dans l’horizon, ils demeuraient malgré tout plus liés que jamais.
Idiaa se moqua un jour de son frère, prétendant être plus puissante que lui. Elle fut punie par son père d’un coup d’épée. De sa blessure l’eau se recroquevilla et Darmeyn, Dieu de la terre, son rival créa des péninsules, des isthmes et des continents pour affaiblir l’orgueil d’Idiaa.

Pour remercier Meleph de lui avoir donnée vie, Darmeyn créa quelque chose de beau et de divertissant : son fils Lyöreth, dieu des plantes. Il fit verdir le sol, fit naître les branches, les bourgeons, fruits et fleurs. Meleph fut ravi de cette attention.
Elohim, fier de la déchéance de sa sœur Idiaa, se moqua publiquement d’elle. Il récolta les foudres de son père qui créa Zifrid, dieu du feu pour le blesser gravement, le perçant d’astres qui brilleraient à jamais dans le ciel.
Le temps allant, Zifrid perdit de sa grandeur. Meleph prit pour concours ses quatre enfants d’élément : l’eau, l’air, la terre et le feu. Il leur confia une seule et unique épreuve : éteindre une bougie. Idiaa inonda la flamme, Darmeyn l’ensevelit et Elohim la souffla. Seul Zifrid ne fit que réanimer la flamme sans jamais pouvoir la détruire. Idiia, Darmeyn et Elohim obtinrent pour récompense des enfants capables de créer des animaux à leur image.

Elohim et Idiaa se réconcilièrent en un couple incestueux et enfantèrent Nemiad, déesse des animaux de l’eau de et de l’air. Ainsi furent les poissons et les oiseaux. Darmeyn, refusant de partager avec Zifrid son gain, trop blessé, garda pour lui seul le bénéfice de sa victoire. Naquit Eveydd, dieu des animaux de la terre.

Ce monde merveilleux vivait en paix, un havre de bonheur pour qui pourraient le savourer éternellement. Ce ne fut pas le cas. Le loup tua l’agneau, brisant ce merveilleux équilibre. Le premier meurtre impardonnable et la vengeance de Meleph fut terrible.
Enfanta-t-il deux filles jumelles et ennemies : Helems, déesse de la Vie et Xolta, déesse de la mort. Leur guerre engendra les pires horreurs. Xolta fit les monstres : les chimères, les dragons, des démons. Helems créa les sorciers, nous, pour protéger les hommes de la mort et les guider. Mais sa jumelle se servit des vices, introduit-la peur dans toutes créatures dotées d’un esprit.

Nous sommes le fruit de cette guerre, les enfants d’Helems, créés pour aider les hommes mais condamnés à se battre contre eux. Les armes, la religion, la colère et la peur sont autant d’instruments que Xolta utilise pour dresser les hommes contre leurs protecteurs.

Triste et désespérée, Helems forgea Etelka, cité des sorciers, refuge invisible à celui qui n’en connait pas l’existence. Ici, nous pourrions vivre et prospérer, jusqu’au jour l’humanité serait prête à nous accepter. Ici, nos ancêtres sont venus, mais ont brisé le sort d’Helems qui les protégeait. Les hommes savaient qu’ils vivaient ici et ils furent attaqués. Pour survivre, nous devons vivre avec nos propres compétences.

Oui, j’entends vos murmures, vous me dites que c’est faux, que je me trompe, que vous n’avez aucun pouvoir. Mais je peux vous assurer que si. Vous, moi, nous tous, sommes des sorciers. Nous maîtrisons les choses qui nous entourent, nous canalisons notre énergie et nous créons des flux. Nous avons des dons. Certains d’entre vous s’en sont rendu compte, sans oser l’avouer, par peur, par crainte. Mais n’ayez pas peur de regarder votre voisin. Il est comme vous. Lui aussi a ce même secret que vous. Lui aussi est capable.

Si Helems a fait naître cette cité, c’est que nous pouvons y vivre.

A dater de ce jour, cher peuple, je proclame l’autarcie. »



Note : Etelka est devenue une monarchie, en hiver 1474 (soit il y a 5 ans en 1480), à l'arrivée de Shane Hawkins et du vote. Les deux années précédents la proclamation du régime absolu, Etelka voyait venir ses habitants d'un peu partout, dans une société anarchique et sans lois.




. B/ La place de la Magie

A Etelka, dès ce jour, le roi et les prêtresses devinrent l’emblème religieux de Leriths, leur croyance. Rares sont les personnes qui savent lire. Alors tout se faisait par voie de bouche à oreille. On demandait aux prêtresses plus d’information, parfois, pour éclaircir quelques points de la mythologie. Mais bien souvent, on venait se renseigner sur la magie et les dons de chacun. Tous étaient libres de croire ou non en la magie, de la pratiquer ou de la refuser.
Mais il fallait bien se rendre à l’évidence qu’en regardant les autres se concentrer et faire bouger des objets selon leur gré, il y avait de quoi y croire. La pratique de la magie devint libre, et non étouffée par crainte de représailles, à condition qu’elle ne nuise pas à autrui.

La magie eut donc une place centrale à Etelka. Avant, on vivait de larcin, de cueillette dans les bois au risque de se faire prendre. La cité n’était pas assez grande pour permettre l’agriculture en quantité suffisante. On se servit de la magie pour survivre seul. Certains avaient le don de faire pousser les plantes, d’autres de parler aux animaux, et jouer avec le feu, la terre, l’air ou l’eau pour faire croître plus rapidement les semences.

Chacun appris à y mettre du sien. Au début, on dut continuer à piller les villages des alentours, mais progressivement, ils parvenaient à se refermer sur eux-mêmes. Les dons nouveaux devaient être inscrits au registre pour qu’on sache quel métier leur affecter, notamment pour ceux qui se découvraient une vocation nouvelle.



. C/ Les pèlerins

Il en arrive toujours au moins un par semaine qui, guidé par son instinct arrive dans les alentours. Ignorant la présence d’Etelka, il ne voit pas la cité, jusqu’à ce qu’un envoyé etelkan vienne lui révéler leur présence. En effet, la cité protégée par un « je vois ce que je crois » n’est accessible et visible que par ceux qui sont persuadé qu’il y a quelqu’un.

Les nouveaux habitants intègrent la société, apprennent les mœurs et les coutumes. Cela se fait assez facilement, car le nouveau sorcier trouve enfin un peuple qui ne le rejette pas.

Rowane et Aidrian viennent de contrées bien lointaines. Pèlerins, ils ont été dénoncés pour sorcellerie et ont échappé à la condamnation. Leur cœur en colère les a conduits de ville en ville, là où l’inquisition frappait, pour sauver les victimes de buchers. Les groupes ont grossi et leurs chemins se sont croisés dans une ville où 30 sorciers étaient condamnés à mort. Malgré leurs différents et leurs égos respectifs, ils firent route ensemble, mais leur âme de leader a bien du mal à les faire cohabiter ensemble.

Leur troupe fait marche inconsciemment vers Etelka et leur arrivée risquaient de bouleverser bien des choses. Tout d’abord pour la protection d’Etelka : un tel groupe a du mal à passer inaperçu et s’expose à de terrible soupçons. Ensuite, tant d’hommes et des femmes nouveaux à intégrer et à nourrir n’était pas sans danger.



Dernière édition par Nemo le Lun 13 Aoû - 17:53, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Livre II : Le contexte en jeu (lecture obligatoire)   Jeu 2 Aoû - 16:33

Section 1 : Géographie



A l’époque du jeu, la carte de l’Europe était bien différente de celle que nous connaissons aujourd’hui. Les pays, moins nombreux et plus étendus, ont des frontières aussi mouvantes que les guerres en réclamaient.

Le Saint-Empire, de confession chrétienne, domine le centre de l’Europe. Les royaumes de même religion tels que le royaume de France, d’Espagne ou de Pologne occupe la partie occidentale. Dans l’Europe orientale se trouve l’Empire Ottoman, musulman, la frontière est mince et lieu de prédilection de batailles et d’horreurs.

La cité Etelka où ont élu domicile les sorciers pourchassés se trouve dans l’actuelle Hongrie. Située dans les Carpates, la ville est entre montagnes Bakony et le lac Balaton.

On y trouve un climat continental caractérisé par des hivers froids et des étés pouvant être très chauds. La température moyenne annuelle est de 10 °C, elle atteint 27 à 35 °C en été et 0 à -15 °C en hiver, avec des extrêmes allant de 42 °C l'été à -29 °C l'hiver. Les précipitations annuelles moyennes sont assez imprévisibles quant à leur répartition et leur fréquence et atteignent 600 millimètres.

La région est fortement marquée par l’agriculture, la viticulture et la sylviculture. Les mines des montagnes sont aussi très largement exploitées pour en extraire ce si précieux minerai.

La cité est construite de telle manière qu’on en rencontre beaucoup à l’époque. Le château royal surplombe les hauteurs, entouré de ses remparts. C’est là que siège le roi et les prêtresses ainsi que la cour et la chevalerie. C’est là aussi qu’en temps de guerre, le peuple vient se réfugier. Le village, plus en contre bas, au sud ouest du château, est le lieu de vie d’une majorité de la population. On y distingue le quartier bourgeois fait de maisons pittoresques de riches marchants et artisans ; le quartier paysan : le haut lieu de la culture et de l’élevage ; et le quartier portuaire, proche du lac, havre des pêcheurs plus ou moins chanceux.



. A/ Le château


Le château surplombe les hauteurs de la cité. Il se compose de trois ailes principales, d’une ancienne église et d’une grande tour.


Vestige le plus ancien, la salle du trône a été investie dans une ancienne et immense église. Rénovée plusieurs fois, elle porte l’architecture de plusieurs époques du moyen âge, voire bien avant. Dans la salle du trône se déroule les festivités, la nef est très large et longue, permettant d’y mettre beaucoup de joyeux monde. Le trône, de pourpre et d’or, est à l’extrémité, le roi y siège rarement, préférant se mêler à la foule ou se promener dans le château. Il s’y rend cependant disponible autant qu’il le peut pour statuer des affaires judiciaires et des conflits sociaux. La salle du trône n’est certainement vide que de nuit. L’endroit y est luxurieux, on y trouve dorures et draperies comme nulle part ailleurs dans le château. Des sièges somptueux l’entourent : cinq à droite, quatre à gauche pour ses neuf prêtresses. Une table est dressée devant eux lors des banquets ainsi qu’une autre, plus longue, dans le sens de la longueur de la nef. Il s’agit de la pièce principale du château. C’est ici que l’on mange, que l’on boit, que l’on se rencontre et que l’on discute. Salle de spectacle pour les musiciens et autres artistes, c’est là salle incontournable et très plébiscitée des Etelkans.

L’aile Est et sa tour, ainsi que la tour Sud, furent édifié par les premiers sorciers à investir l’ancienne église. D’art roman, les voutes en berceau et les pierres épaisses rendent ce lieu assez grossier, comme on rencontre beaucoup ce genre de construction dans le haut moyen âge. L’aile Est est la place des cuisines où l’on s’affaire pour préparer les repas de la cour. La tour Sud sert de logement aux domestiques et valets. Peu confortable, elle est néanmoins grandiose pour ces pauvres serviteurs qui ont connu bien moins. La tour Est est la seconde plus grande tour. Rénovée, plus tard, sa voûte sur croisée d'ogive, symbole de l’art gothique contraste avec le reste de l’aile. Les chevaliers dorment à son sommet, et boivent et cuissardent dans la taverne à son pied. Ils sont à proximité du terrain de joute où certains s’entrainent avant les tournois. Les écuries royales, ayant un élevage de magnifiques étalons entrainés, est de l’autre côté de l’aile Est.

La grande tour est le chef d’œuvre de la seconde civilisation Etelkanne qui vint s’installer. Colossale à la hauteur de l’orgueil de ses anciens habitants, son architecture complexe et ses nombreuses voûtes sur croisée d’ogive appartiennent à l’art gothique du moyen et bas moyen âge. Ses sculptures et ses gargouilles n’enlèvent en rien à la beauté du bâtiment. Ses trois étages de haut offrent un confort remarquable pour l’époque. En son pied, la cour se réunit pour parler ragots d’état et sournoiseries nobles. On y joue, on y rit, on passe son temps en noble compagnie sur ses sofas d’époque, près des cheminées. Plus haut se trouvent les appartements du roi et ceux des prêtresses, ainsi que la salle du conseil où se prennent les plus hautes décisions. Il y a également le temple des prêtresses. On y trouvera toujours au moins une prêtresse qui protège le Livre Sacré : Leriths. Le grimoire est placé au centre de la pièce éclairé par deux grands lustres où l’on veille à ce que les cierges soient toujours allumés. Deux ouvertures laissent passer la lumière du jour donnant au lieu tout son aspect mystique. Les bancs de l’ancienne chapelle sont ici à la disposition que celui qui voudra se recueillir. On se croirait presque dans une église, avec ses statues (représentants non pas des saints mais des divinités), à la différence près que n’y pourra observer aucune croix du Christ.

L’aile Sud et la tour Ouest ont été construites à la même époque dans le même style. On y trouve les appartements de la cour, les salles de jeux et les salons pour divertir la noblesse du royaume. On y joue échecs, les dames et le Ludus duodecim scriptorum (sorte de Trictrac), les dés, les marelles et l'alquerque21... Les échecs servaient d'exercice pour la tactique de la bataille. Les femmes s’exercent à la harpe pour les charmes. Pour ceux qui ne supportent pas le bruit ou la curiosité de la foule, les salons offrent le calme et la discrétion dont il est besoin. Il existe plusieurs de ces pièces dispersées dans cette aile. Plus ou moins grands, ils disposent tous d’une cheminée. Leur accès est plus ou moins privatisé par certains cercles. Lorsque quelques uns seront d’accès libre, il faudra montrer patte blanche pour pénétrer au sein d’autres car les conversations qui s’y tiennent ne sont pas à la disposition de l’oreille de tous. On pourra y trouver quelques laines à même le sol, certains sont aménagés de bancs et les plus prisés auront même des sièges. Les suites de la noblesse sont les chambres individuelles de familles élues à la cour par le roi. Erudits, bons hommes ou sang noble, tous ont leurs chambres ici. On pourra y tenir des réunions en huis clos et en petit comité.

L’aile ouest ont été construite tout récemment, parfois même encore en construction à certains endroits sur les ordres du roi Shane Hawkins pour relier la tour Ouest et la grande tour. On y trouvera des appartements pour la noblesse ainsi qu’une grande bibliothèque, une infirmerie et une école pour les enfants de haut rang. Seul bâtiment à larges fenêtres, son architecture était avant-gardiste, annonçant les prémices de la renaissance (qui ne viendrait en leurs compagnes que plus d’un siècle plus tard).

Le jardin médiéval est un endroit convivial où l’ont aime se promener, avec ses parterre de fleurs, de fruits et des légumes, mais aussi ses arbres anciens. Une fontaine y est même construite pour le plaisir des yeux.

Enfin, des remparts entourent le château pour qu’en cas de guerre, on puisse s’y réfugier. Cinq statues de plusieurs mètres de haut font face aux bords du lac le plus grand d’Europe.


. B/ Le village


Le village ressemble à beaucoup de bastides inorganiques de l’époque. Une place centrale, forum de vie du village et de convivialité est comme un ilot au centre où nul ne semble avoir le droit de construire. Et puis des rues, des maisons qui se greffent autour, tissant une toile incroyable. Les maisons bourgeoises sont très bien entretenues avec leurs bois apparents. Ce quartier est l’endroit rêvé pour faire des emplettes, se retrouver dans une taverne ou une auberge. Les riches marchands règnent en maître sur les denrées rares et cherchent à s’enrichirent du plus que possible.

Le quartier paysan se démarque nettement : maison de bois, de paille, de torchis. On sent qu’il y a déjà moins de pièces d‘or qui se promènent par ici. On y trouve moulin, forge, champs et enclos aussi loin que l’on est encore protégé par le sort d’Helems pour protéger la cité. La population qui y vit est pauvre et analphabète mais extrêmement utile à la société. La découverte de leur don a rendu leur métier moins rude et moins aléatoire. Ils ne manquent pas de manger, certains même se sont grandement enrichis par rapport à la vie de paysan hors d’Etelka.

Enfin, le quartier portuaire est fait de maison en bois. Les pêcheurs vont sur le plus grand lac du monde rapporter de magnifiques denrées. Certains reviennent même avec des matériaux précieux, dit-on. Mais c’est une rumeur. Personne ne sait si elle est vraie ou fausse.


. C/ Les alentours


Autour de la cité, on trouve des montagnes immenses et vertes. Les arbres y poussent sans retenue, les herbes et les fleurs en font autant. Il y a de nombreux ruisseaux et de belles cascades. Mais leur accès reste dangereux. En effet, mieux vaut ne pas y aller seul : des brigands y logent et menacent le voyageur isolé.

En contre bas de la cité, accessible par le port, le plus grand lac d’Europe vous ouvre ses ondes fraiches pleines de poissons et mystères.

Enfin, les villages alentours abritent des hommes communs souvent pillés par les sorciers avant l’ordre d’autarcie proclamé par le roi. Pendant la transition, on y va encore pour dérober des biens précieux mais cette pratique se fera de plus en plus rare à l’avenir.




Dernière édition par Nemo le Sam 4 Aoû - 19:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Livre II : Le contexte en jeu (lecture obligatoire)   Jeu 2 Aoû - 16:33

Section 3 : La Mythologie

. A/ Les Dieux

Chaque Dieu de la mythologie est vénéré en plus ou moins grande importance selon son rang et les affinités des sorciers.

Dieu Attributs Biographie
Darmeyn Dieu de la Terre Darmeyn est né de la blessure de la déesse de l'eau, punie par son créateur. Il s'infiltra entre les eaux pour faire apparaître la terre.
Pour remercier Meleph de lui avoir donnée vie, Darmeyn créa quelque chose de beau et de divertissant : son fils Lyöreth, dieu des plantes. Il fit verdir le sol, fit naître les branches, les bourgeons, fruits et fleurs. Meleph fut ravi de cette attention.
Darmeyn refusa de partager avec Zifrid son gain et garda pour lui seul le bénéfice de sa victoire. Il fit naître Eveydd, dieu des animaux de la terre.
Elohim Dieu des Airs Il est l'un des premiers enfants de Meleph. Lui et sa sœur Idiaa se partageaient le monde au début de sa création. Leurs disputent fraternelles les divisaient, éloignant le ciel de la surface de l’eau. Mais lorsqu’on portait son regard au loin, dans l’horizon, ils demeuraient malgré tout plus liés que jamais.
Défié par sa sœur, ils se haïrent longuement.Il fut puni par son père pour sa vanité en se faisant transpercer par la Dieu du feu de milles astres.
Il finit par se réconcilier avec elle et enfanta de sa sœur Nemiad, déesse des animaux de l’eau de et de l’air.
Eveyyd Dieu des Animaux de la Terre Fils de Darmeyn, il créa tout être de la terre : du reptile au mammifère. Il est à l'origine des hommes.
Helems Déesse de la Vie Née du péché, avec sa sœur jumelle Xolta, déesse de la mort, elles se livrent une guerre sans merci à qui défendra la plus son royaume. Helems créa les sorciers pour aider les hommes, mais ceux-ci les refusèrent. Elle forgea la cité d'Etelka, pour que les sorciers survivent jusqu'au jour où les hommes les accepteraient enfin. C'est une divinité très vénérée à Etelaka.
Idiaa Déesse de l'Eau Elle est l'un des premiers enfants de Meleph. Elle et son frère Elohim se partageaient le monde au début de sa création. Leurs disputent fraternelles les divisaient, éloignant le ciel de la surface de l’eau. Mais lorsqu’on portait son regard au loin, dans l’horizon, ils demeuraient malgré tout plus liés que jamais.
Défié par son frère, ils se haïrent longuement. Elle fut punie par son père pour sa vanité. Blessées, elle se recroquevilla, donnant naissance à Darmeyn, Dieu de la Terre.
Il finit par se réconcilier avec lui et enfanta de son frère Nemiad, déesse des animaux de l’eau de et de l’air
Lyöreth Dieu des Plantes Fils de Darmeyn, il est la croissances des arbres et des fleurs.
Meleph Dieu Primordial Le créateur du monde, père des dieux.
Nemiad Déesse des animaux des eaux et des airsNée de l'union incestueuse d'Idiaa et Elohim. Elle créa poissons et oiseaux.
Ollin Dieu des Cycles Il fut le premier enfant de Meleph. Il alterne le jour et la nuit, les saisons, gère le cycle de la Lune. Grâce à lui, tout est un éternel recommencement changeant et semblable à lafois.
Xolta Déesse de la Mort Née du péché, avec sa sœur jumelle Helems, déesse de la mort, elles se livrent une guerre sans merci à qui défendra la plus son royaume. Xolta créa monstres pour tuer les hommes, puis la haine pour que les hommes refusent l'aider des sorciers et les pourchassent. Qui sait de quel horrible subterfuge elle est capable pour parvenir à ses fins !
Zifrid Dieu du feu et des Astres Créé pour punir Elohim, Zifrid tomba vite en désuétude, étant incapable de réussir le défit de son père : éteindre une bougie. Il ne fit que la raviver.
Esseulé, il fut une victime facilement influençable pour Xolta, qui enfanta par lui les monstres.

. B/ Les fêtes religieuses

Le Soleil et la Lune sont les deux points de repère des fêtes Sorcières.
Le premier gouverne les saisons de l'année tandis que le second agit sur les marées et les travaux secrets de la psyché profonde.
A ce titre, la Lune concerne au premier chef les sorcières et les sorciers. Dans la Mythologie Européenne, le Soleil symbolise la divinité mâle, et la Lune, la contrepartie femelle.

Il y a donc quatre fêtes lunaires : Samhain, Imbolc, Beltaine et Lughnasadh

A côté de ces quatre grandes fêtes annuelles, on trouve les quatre fêtes Solaires basées sur les Solstices et les Équinoxes.

Nous avons donc en tout huit fêtes ou Sabbats dans une année Sorcière.

Samhain - 31 Octobre -
C'est le début du cercle des saisons, le 1er jour de l'année des Sorciers également connu dans les pays anglo-saxons sous le nom de "Halloween" ou "Hallowe'en". Ce jour inaugure la destruction et l'hiver : c'est le jour où la frontière entre le monde des morts et des vivants est ouverte. Lors de leurs rites, les sorciers entrent en contact avec les disparus qui leur transmettent leur savoir et leur force.
Les hommes exécutent la danse des Epées, le glaive s'associant ici à la pelle et la charrue, symboles de la mort, de l'enfouissement. On y célèbre Xolta et Helems.

Solstice d'Hiver "Yule" - 21 Décembre -

C'est la fête du Solstice d'Hiver, elle célèbre la renaissance du Soleil, le début d'une nouvelle vie.
Cette fête empruntée par l'église chrétienne aux traditions antérieures est symbolisée par une atmosphère joyeuse, de riches décorations, le bûcher intérieur - la cheminée et la bûche-, les plantes toujours vertes - le houx et le gui -, et bien sûr le sapin.
Ce n'est qu'au IV siècle après J.C. que le pape Télesophe fixa au 25 décembre la nativité, suivant ainsi les recommandations du Concile d'Ephèse.
Il s'agit du nouvel an. On y célèbre Meleph.

Imbolc - 2 Février -
Cette fête, également appelée CHANDELEUR, marque la fin du règne de la destruction et annonce les premiers signes du Printemps.
Elle célèbre le réveil de la terre et le pouvoir de faire pousser du Soleil. C'est la célébration de la Lumière qui ne fait qu'augmenter depuis le solstice d'hiver. On y célèbre Ollin.

Equinoxe de Printemps - 21 Mars -
Avec la montée en puissance du Soleil, les champs commencent à fleurir et les animaux à se reproduire. Le jour et la nuit sont égaux. Avec l'équinoxe de printemps, les pouvoirs de l'ensemble de l'année sont égaux aux pouvoirs des ténèbres de l'hiver et de la mort.
On y célèbre Nemiad et Eveydd.

Beltaine - 30 Avril -
Egalement appelée WALPURGIS, elle marque le début de la grande marée où tout repousse et refleurit. Le pouvoir de la Lumière et de la Vie nouvelle se manifeste maintenant dans toute la création. Le Printemps ouvre la voie à l'Eté, première pleine floraison.
Les sorciers célèbrent Idiaa et Elohim en dansant autour du mât de Mai, poteau décoré de rubans, de fleurs et de guirlandes, qui symbolise l'union sacrée de la Déesse et du Dieu.
Avant d'être la Fête du Travail, la coutume voulait que les enfants, dans toute l'Europe, plantent un arbre ce jour - l'arbre de Mai -, c'était un symbole de croissance et de prospérité.

Solstice d'Eté - 21 Juin -
Au solstice d'Eté se tient la fête de la mi-été, également appelée LITHA et aussi Fête de la Saint Jean par les Chrétiens. C'est le jour où le Soleil est le plus proche de la Terre.
Lors de cette nuit qui est la plus courte de l'année, il est de coutume de danser autour de grands feux du coucher au lever du Soleil, faisant ainsi en sorte de consacrer la victoire de la lumière pour célébrer Zifrid.
On jette du haut d'une colline une roue ou un chariot en flammes, lesquels roulaient jusqu'aux eaux noires et froides d'un lac ou d'un fleuve pour en chasser la nuit. Ce culte du feu est indéniablement la plus ancienne forme de pratique religieuse solaire.

Lughnasadh - 1er Août -
Egalement appelée LAMMAS et reprise sous le nom de Saint Pierre aux Liens par les chrétiens, c'est le moment où le reflux s'amorce déjà et on sent imperceptiblement l'approche de l'ombre.
C'est le moment des moissons, quand les sorciers recueillent les fruits de ce qu'ils ont semé, ils célèbrent le fruit du mystère de la nature. A Lughnasadh, les sorciers remercient de ses bontés de Darmeyn et son fils Lyöreth.

Equinoxe d'Automne - 22 Septembre -

Le jour et la nuit sont égaux, main dans la main. Avec le prolongement de l'ombre, les sorciers voient les faces sombres des Dieux et Déesses. C'est la fin des récoltes, pour les Sorciers, cette fête honore les temps anciens, les personnes âgées et l'approche de l'hiver. C'est un moment de recueillement, chacun pour le dieu ou la déesse qu'ils honorent.

. C/ Les monstres

Les monstres sont les créations de Xolta, parfois enfantés avec Zifrid. On y trouve les dragons et les chimères. Ils seront détaillés ci-dessous à mesure qu’ils apparaitront en jeu ~.

. D/ Les légendes

Les légendes sont nombreuses. Issues de rumeurs ou du Livre Leriths, elles ont un impact considérable sur la vie des Etelkans. Elles seront détaillées ci-dessous à mesure qu’elles apparaitront en jeu ~.
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