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 Compte rendu

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Lou Lupus
le Hippie
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Localisation : Quelque part, vers les abords d'Etelka

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MessageSujet: Compte rendu   Ven 17 Aoû - 12:15

Rp précédent : Ma biche ! et Aux abords de Lac, près de l’eau miroitante jusqu’à “Donc j’ai l’extrême bonté de vous épargner.”

Lupus avait réfléchi. Il avait eu du mal à y penser, mais petit à petit l’idée s’était dessinée dans son esprit. Pendant qu’il marchait avec le groupe, il songeait encore à sa rencontre avec Esteban. Le fait qu’il soit un sorcier était une chose, mais surtout, le problème était qu’il y avait pas loin une cité. Etelka. La mystérieuse Etelka...
Lupus n’était pas toujours très utile, mais il avait tout de même l’habitude de donner ses informations sur ce qui les attendait à Rowane, pour qu’elle puisse prendre les décisions les plus justes possibles. Il avait déjà plusieurs fois donner les renseignements dont il disposait sur les prochaines villes et les gens qui pourraient y être sauvés, quand il y en avait.

Mais comment lui expliquer l’enjeu que levait la cité fasse à eux ? Comment lui expliquer... Qu’il existait de vrais sorciers, certainement entraînés et forts, qui les y attendaient sans qu’elle le croit fou ?
Il n’était pas sûr de sa réputation auprès d’elle, après tout ce que racontait les membres du groupe. Qu’avait-elle entendu ? Qu’avait-elle compris ? Qu’avait-elle retenu ? Était-elle simplement généreuse de l’accepter auprès d’elle ou le faisait-elle sciemment, en sachant qu’il était... Bizarre, pour rester simple. Considérait-elle qu’il posait plus de problème qu’il n’en résolvait ?

Lupus ne savait pas. Ses pieds le menaient tout seul, il les laissait le guider, à travers le troupeau d’êtres humains transformés en moutons dociles. Comment lui expliquer l’importance de cette rencontre sans laisser entendre qu’il était lui même magicien sorcier ? C’était tellement compliqué... Il n’était pas maître dans l’art de manier les mots, et il savait qu’à un moment ou à un autre, s’il parlait, il allait se découvrir, lâcher un sous-entendu qui lui permettrait de comprendre. Il n’y a rien de mieux que le silence pour garder les secrets, et l’herboriste cultivait celui-ci avec un certain talent.
Mais là, il ne pouvait décemment pas se taire. Que ferait-il s’ils arrivaient face à la cité ? Comment les convaincre ne pas y aller ? Ou, au moins, d’y aller prudemment ?

Trop de question le taraudaient depuis ce matin. Il était tellement songeur que c’est à peine s’il s’aperçut des heures qui s’écoulaient et que le soleil était suffisamment haut dans le ciel pour prendre la pause de midi, histoire de se restaurer un peu. C’était l’occasion ou jamais pour aller parler à Rowane, avant le soir. S’il se laissait attendre encore, il se sentirait terriblement coupable. Mais elle était toujours entourée de gens... Il aurait préféré lui parler seul à seul, surtout avec ce qu’il avait à lui dire.
Il s’approcha un peu du groupe qui s’installait pour se restaurer, sans trop oser parler. S’il avait été plus couard, il aurait tremblé. Mais bon, les années dans la forêt lui avait appris, entre autre, à garder son sang-froid. Les gens étaient agglutinés autour de Rowane, toujours très demandée. C’était normal après tout... Mais c’était tout de même embêtant.

Malgré tout, il n’arrivait pas à se décider. Aller lui parler ou ne pas aller lui parler ? Au final, il n’avait croisé qu’un seul homme. Celui-ci ne lui avait même pas montrer son don, ni sa cité. Il était toujours possible qu’il mente. Lupus avait malheureusement cette vilaine tendance à croire les gens sur paroles, gentiment. Les dernières traces de l’enfance qui se collaient à lui. C’était tellement simple de le mener en bateau qu’après tout, il n’y avait pas à se priver.
Lupus s’éloigna. Non, il n’allait pas lui dire. Si la situation venait à changer, peut-être lui ferait-il part de tout ce qu’il savait. Mais pour le moment... Pour le moment ? Comment pourrait-il savoir quel moment sera le bon pour lui parler de sa rencontre ? Quand les sorciers les attaqueront ? Non, il fallait lui en parler... Avec tous les risques que cela comportaient. Il devait lui expliquer qu’il était sorcier, qu’il ne lui voulait pas de mal, mais qu’il voulait la prévenir que, peut-être, raah, ce “peut-être” ! Enfin, peut-être qu’il pouvait y en avoir d’autres, qui auraient des intentions moins favorables.

Elle allait le traiter de fou. De fou. Qui le croirait ? Qui pourrait le croire ? Rowane sauvait les accusés de sorcellerie du feu des inquisiteurs parce qu’ils étaient innocents, non ? Alors s’il lui disait qu’il était coupable, qu’en penserait-elle ? Se sentirait-elle trompée ? Reprendrait-elle le boulot que les inquisiteurs n’avaient pas pu finir ?
Lou se sentait bien seul, en ce moment. S’il se mettait le groupe à dos, il était bon pour la broche. Il ne vivrait pas longtemps, même s’il courait très vite et grimpait bien aux arbres. Il prit son courage à deux mains et s’approcha du groupe autour de Rowane. Il l’interpella :

“Euh, Rowane ?”

Pas de réponse. En même temps, il l’avait à peine chuchoter, la voix brisée par la crainte d’être repoussé. Comme toujours. Pas forcément par Rowane, mais par son groupe qui l’entourait. Il toussota pour s’éclaircir la gorge et fit un deuxième essai.

“Rowane ? Rowane !”

Le ton allait crescendo mais ne dépassait toujours pas les rires bon enfant qui venait soutenir les blagues d’un plus ou moins mauvais goût. Il tenta de s’approcher un peu d’elle.

“Rowane ! Je voudrais te parler !”

Comme il bousculait quelques personnes, celle-ci le fusillèrent du regard, mais l’herboriste n’en avait que faire. Il voulait lui parler, il l’avait décidé.

“Est-ce qu’on pourrait... Aller à l’écart ?”

Il entendit des gloussements. Tiens, depuis quand l’petit avait l’bégin pour la chef ? Sale sapphiste, ouais ! S’il croyait qu’il était le seul, sérieusement... Depuis quand on pouvait s’accaparer Rowane comme ça ? Lupus fit la sourde oreille aux rumeurs, même s’il en était à chaque fois un peu plus blessé. Il savait que sa position n’était pas des plus faciles, pour tellemnet de raisons... Il était herboriste, assez doué, il faut le dire, et quelqu’un de doué provoque souvent de la jalousie. En plus, il n’était que mal intégré dans le groupe, à cause de ses allers et venues aléatoires. Et puis, évidemment, son âge et son apparence n’aidait en rien à l’affaire. La différence est, de tout temps, très mal acceptée.
Il sortit du groupe, espérant que Rowane le suive.
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Rowane Fennella

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MessageSujet: Re: Compte rendu   Jeu 30 Aoû - 0:16

Citation :
Note HRP : désolée pour le délai, je fais mon possible, mais ces jours de fin août/début septembre promettent d'être chargés... J'espère que ce message de RP te conviendra, n'hésite pas à m'envoyer un MP si j'ai quelque chose à modifier : ça ne me gêne en rien - faudra juste que je trouve le temps de le faire, mais ça, c'est une autre paire de manches xD.

L'instinct ne s'émoussait pas.

Un malaise planait sur la troupe. Une odeur diffuse, âcre et tenace, de ces odeurs qui vous titillent l'odorat sans pour autant vous agresser perpétuellement. Une odeur qui n'aurait pas du être. La sentant, Rowane avait froncé les sourcils. Elle avait eu une petite mine contrariée pendant tout le début de la marche. Il fallait continuer. Le malaise passerait s'il devait passer, il ne passerait pas s'il ne le devait pas. C'était l'ordre des choses. On parlait, si on voulait parler, si on était conscient du danger ; si on ne voulait pas, on ne parlait pas. Et mieux valait ne pas parler. Mieux valait se taire et marcher.

Alors, le groupe avait avancé, nonobstant une odeur que seules la mère et la fille Fennella pouvaient sans doute flairer. L'odeur avait persisté un moment, parfois refluant, parfois affluant, toujours aux abois comme un loup affamé, prête à te bondir dessus avec son concert de non-dits. On avait marché une heure, deux heures, trois heures. Petite pause pour boire un peu d'eau de rivière, pour mâchonner quelque fruit chipé sur un buisson ou cueilli en haut d'un arbre. On avait quitté la puszta, maintenant, on était près du lac Balaton, dans un endroit où des arbres fruitiers, des buissons et des poissons peuvent se trouver facilement. On ne risquait pas de mourir de faim.

Et puis, on était repartis, tous ensemble, comme toujours. Aidrian et Rowane avaient échangé quelques phrases acerbes, pour ne pas changer. Un peu plus acerbes que d'habitude venant d'elle : l'odeur l'incommodait un peu. Elle traînait toujours, celle-là. Rowane finit par faire le lien entre sa présence et celle de Lupus. Allons bon. Le gars n'avait jamais été très à l'aise avec le groupe. Elle faisait son possible pour éviter les heurts, mais visiblement, l'entente ne serait jamais cordiale entre lui et eux. Bah ! Après tout, les affinités... Et ainsi, on en était arrivé à la pause de midi. Rowane s'installait avec quelques autres pour manger, lorsque Lupus l'appela. Plusieurs fois. Au point de déclencher les rires des imbéciles autour d'elle.

"Hagyj beken1 !, aboya-t-elle. Si tu dis que lui me courtise pour vouloir parler un instant, que penser de toi, qui t'assieds à mon côté ? Fais silence et songe. Me parler n'est pas un droit. C'est une possibilité." Et, se radoucissant : "J'arrive, Lupus."

Elle s'empara de deux pommes et d'une poignée de mûres - pas de viande, malheureusement, même si elle n'aurait pas dit non à un petit gibier à la broche -, pendant que les autres apprêtaient leur pitance. Puis, elle rejoignit Lupus à l'écart du groupe, dissuadant du regard les goguenards d'à côté de ricaner davantage sur leur compte. Le premier imbécile qui aurait la mauvaise idée d'élaborer un peu trop haut des théories fumeuses sur une quelconque relation entre une louve et un herboriste risquait bien de se manger le pire coup dans la figure qu'il ait essuyé depuis un certain moment. Au minimum. Elle n'aimait pas les crétins. Pas davantage que les herboristes, d'ailleurs, ni que le reste de l'humanité en règle générale. Trop d'imbéciles dans le lot.

Cet herboriste-là, d'ailleurs, elle ne savait pas trop comment le considérer elle-même. Comme un faible ? Il semblait l'être, parfois, souvent, surtout dans l'espèce d'admiration respectueuse qu'il semblait lui vouer (devait-elle bien la prendre, cette admiration qui la flattait et qui l'agaçait tout ensemble ?), mais il n'était pas faible : un faible ne vivrait pas dans la forêt. Un faible ne survivrait pas. Comme un trouillard ? Fichtre non, en dépit des apparences. Juste un gars étrange, plus étrange que la moyenne. Et capable. Il avait des connaissances, lui. Pas comme cet abruti d'Aidrian, toujours à charger dans la masse sans utiliser le peu de tête que Notre Seigneur avait bien voulu lui accorder. Pathétique. C'était beau, d'être grand et valeureux, quand on combattait dans la lice pour les beaux yeux d'une dame d'amour et de beauté. Quand on était un paria à un cheveu de se faire tuer à chaque instant de sa triste existence, on ferait mieux de fermer son bec et de s'y prendre subtilement. Je dis ça, je dis rien, pensa Rowane avec un rictus. Ah ! le beau chevalier que voilà, à protéger la dame de ses pensées de la piqûre des orties et de la morsure des vers de terre ! Lupus, au moins, avait la décence d'être fréquentable. C'était un bon début. Et peut-être la raison pour laquelle on ne le fréquentait pas. Ou alors, le moins possible.

Et elle, bah ! elle l'avait accueilli dans le groupe, comme elle avait accueilli les autres. Il avait sa place en tant qu'herboriste, il mangeait des racines - comment pouvait-on vivre ainsi, avec juste des feuilles dans le ventre ?!? une question qu'elle s'était longuement posée... - plutôt que du poisson, chacun son plat, et puis les jours ne s'en écoulaient pas moins. Alors bon, s'il avait un truc à lui dire, elle ne voyait pas pourquoi elle l'aurait rabroué. Oui, oui, tout ce laïus pour en arriver à ça. Et pour occuper les pensées de Rowane pendant les quelques pas qui la séparaient de l'endroit où Lupus eut la bonne idée d'enfin se poser.

"J'ai pris des pommes, t'en veux ?", fit-elle alors en tendant au jeune homme l'un des deux fruits pris tout à l'heure au trésor commun. Puis, elle s'assit sur une pierre qui avait eu la bonne idée de traîner par là et regarda bien calmement le garçon qui l'avait appelée. "Je t'écoute., déclara -t-elle posément. Qu'avais-tu à me dire ?"

Nul doute que si elle avait su de quoi il s'agissait effectivement, elle aurait fait preuve de beaucoup plus de curiosité et d'impatience. Mais voilà : Rowane ne s'attendait certainement pas à une nouvelle de cette ampleur - et ce qui l'attendait à l'avenir, d'ailleurs, elle s'y attendait encore moins, ce qui n'est pas peu dire. Elle s'attendait à un détail, à une requête d'apothicaire, à une annonce quelconque du type "j'ai trouvé trois arbres fruitiers très bien en plein coeur de la forêt tout à l'heure", à un autre détail de ce genre...

Alors, vous imaginerez bien sa tête...


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Lou Lupus
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MessageSujet: Re: Compte rendu   Dim 9 Sep - 13:15

Et effectivement, Rowane le suivit. Il en fut rassuré, un peu. Même s’il ne se sentirait jamais totalement à l’aise parmi ces gens, étranges étrangers. Au moins Rowane le protégeait-elle un peu contre ses brutes. Il s’éloigna donc de quelques pas, avant de se retourner vers la chef du groupe.
Il toussota. Il ne voulait pas tourner autour du pot, mais d’un autre côté, il craignait un peu sa réaction. Il inspira et se lança dans son récit, refusa d’un signe de tête la pomme proposée par la jeune femme. Il n’avait plus faim de toute façon.

« J’ai rencontré un homme, il y a quelques jours… »

Dis comme ça, ça pouvait faire très homosexuel, quand même. Lou n’avait jamais réfléchi à son orientation sexuel, le pauvre, il n’avait pas encore l’âge, mais l’ambiguïté de sa phrase le marqua quand même. Il chercha à se rattraper, bien piteusement.

« Euh, je veux dire ! C’était une rencontre tout à fait fortuite et on a parlé et… Enfin, non, ce n’est pas ce que tu crois ! C’est que… Euh… »

Devait-il vraiment lui dire qu’il était un sorcier ? En même temps, après ce simili-coming-out, il se demandait honnêtement ce qui pourrait être le pire. Et puis de toute façon, les deux étaient souvent liés. Désirer le même sexe était une des caractéristiques des suppôts de Satan, non ?
Lou n’avait rien à perdre. Ses jambes étaient prêtes à courir très vite en cas de danger. Et contrairement à la plupart des gens ici présents, il savait très bien grimper aux arbres. Mais en même temps…

« Il s’appelle Esteban. Et il vient d’une cité situé non loin de là, nommée Etelka. J’ai pensé que cette information pourrait t’intéresser… »

Un peu de cran, que diable, tu omets le plus important ! Bah oui, parce que des villages, le groupe en avait vu et traverser. C’était plutôt habituel, globalement. Ils y allaient, sauvaient un ou deux accusés et repartait comme si de rien n’était.
Mais là, c’était différent. Une cité de sorciers était bien plus menaçante qu’une bourgade de paysans. Il allait passer pour un fou ! Un malade mental ! Mais s’ils y allaient et se faisait tuer, il le serait lui aussi pour mensonge par omission.

« N’y allez pas ! »

Cri du cœur. Pas que Lou craigne spécialement pour leur vie, mais c’était des êtres vivants après tout. Et Rowane, en tant que leur chef avait le droit d’être informée le plus clairement possible sur la situation.
L’herboriste se rapprocha d’elle, encore un petit, et souffla, l’œil suspicieux et inquiet envers les gens autour, à quelques mètres.

« C’est… c’est une cité de sorciers. Je ne connais pas leur intention, mais… »

L’herboriste guetta les réactions de Rowane. Il la respectait en tant que chef, bien qu’il n’accepte pas totalement son autorité, et par-là même, il la craignait un minimum. Quoi que l’on puisse en dire, c’est la crainte qui fait respecter l’autorité, et l’autorité qui fait respecter l’homme. Il faut simplement savoir la mesurer.

[HJ : Bon, j'pense que si Rowane ne réagit pas de manière négative, c'est pas la peine de faire traîner ce rp... Tu peux donc le clore, en considérant que Lou écoute Rowane et repart de son côté x) De toute façon, on va devoir faire un deuxième rp où Lou lui rapporte les paroles du roi de la Cité, donc rien n'est perdu x) ]
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